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Je ne crois pas que le Français soit raciste, il aime ce qui vient d'ailleurs, plaide Fred Hermel dans les Grandes Gueules

Pour Fred Hermel, spécialiste du foot espagnol de RMC, le Français ne peut être raciste notamment lorsque l'on regarde ses goûts culinaires et son attrait pour le couscous.

Le plus espagnol des chtis n'oublie pas son pays. L'ambassadeur du foot en Espagne de RMC Fred Hermel, fait l'apologie de la France dans son livre, "C'est ça la France: petit musée joyeux d'un peuple pas comme les autres".

Selon le journaliste sportif, "en ces temps troublés, les Français ont besoin de se réapproprier leur identité. Ce livre c'est un catalogue de repère de l'identité française. Nous sommes dans un moment de séparatisme et moi je parle de 'réparisme'. Depuis ma position de Français qui vit à l'étranger depuis 30 ans, je veux montrer ce qui nous rassemble", assure-t-il ce mercredi sur le plateau des "Grandes Gueules"

Et premier constat, "aimer son pays ce n’est pas être reac", assure Fred Hermel. 

"Le béret et la baguette ça fait partie de l’image d’Epinal mais c’est beaucoup plus que ça", ajoute celui qui aime porter le béret de son grand-père et qui regrette le pain français, inégalable et introuvable à Madrid où il réside.

"Tous ceux qui ont du talent, ils peuvent venir apporter leur pierre à l’édifice"

Et selon lui, loin des clichés parfois véhiculés, les Français ne sont pas racistes et au contraire ouverts sur le monde. Comme en témoignent leurs goûts culinaires:

"Depuis 15 ou 20 ans, le couscous est dans tous les sondages l’un des trois plats préférés des Français. Je trouve ça merveilleusement parlant de notre culture. On parle souvent du Français raciste, chauvin, je ne crois pas une seconde que le Français soit raciste ou chauvin. Le Français aime ce qui vient d’ailleurs et quand c’est bon et que cela vient d’ailleurs, on l’intègre, on l’assimile et on le fait notre", juge-t-il.

"Je viens d’un village de 650 habitants et parfois il y a des couscous géants. C’est presque devenu un plat français. C’est symbolique de notre capacité à accueillir les gens : les ballets russes, les écrivains, Picasso, tous ceux qui ont du talent, ils peuvent venir apporter leur pierre à l’édifice", ajoute Fred Hermel.

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G.D.