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Jean-François Kahn: "Pourquoi la presse de gauche s'interdit de dire que #BalanceTonPorc pose problème"

Invité ce vendredi des Grandes Gueules, le journaliste Jean-François Kahn a fait part de ses réserves sur la façon dont le mouvement #BalanceTonPorc a été traité par "la presse de gauche".

Ce vendredi dans les Grandes Gueules, le journaliste Jean-François Kahn a regretté la façon dont "la presse de gauche" a traité le mouvement #BalanceTonPorc, dénonçant une forme de fascisme.

"C'est positif, il fallait parler. Mais #BalanceTonPorc, ce n'est pas #Metoo, ça pose problème. Je ne comprends pas pourquoi la presse de gauche s'est interdit de dire que ça posait des problèmes (…) Je ne comprends pas l'auto-terrorisme qui fait qu'un certain nombre de journaux, plutôt de gauche, se sont interdit de dire: attention aux dérives. Pourquoi cette interdiction de dire ça?"

"Ramener quelqu'un à un animal c'est condamnable"

Et le journaliste d'énumérer les dérives de ce mouvement.

"D'abord le mot porc: la racine même du totalitarisme, c'est que l'autre est un animal. Aussi condamnable soit-on, on est un être humain, jamais un animal. Ramener quelqu'un à un animal c'est condamnable", a-t-il d'abord expliqué. "Oui il faut dénoncer les criminels, mais appeler à la délation, il y a là un côté maccarthysme", a poursuivi Jean-François Kahn. "L'amalgame, ça aussi c'est stalinien. C'est mal de mettre sa main sur le genou, mais ce n'est pas un viol".
P. G. avec les GG