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Jihadistes français détenus en Irak: "Aucune pitié pour ces gens-là", lâche Julien Odoul (RN)

Une experte de l'ONU a demandé au gouvernement français de rapatrier ses jihadistes condamnés à mort en Irak. Pour Julien Odoul, membre du bureau national du RN, c'est hors de question.

Une experte des droits humains de l'ONU demande au gouvernement français de rapatrier et de juger en France sept de ses ressortissants condamnés à mort en Irak pour "terrorisme", à l'issue de procès qu'elle juge "inéquitables".

Agnès Callamard, rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, a adressé une lettre en ce sens au Premier ministre français Édouard Philippe.

Interrogé sur RMC, Julien Odoul, du bureau national du RN, ne souhaite pas que les jihadistes français soient rapatriés: "Ces jihadistes ont fait le choix de déchirer leur passeport, ils ont fait le choix de déclarer la guerre à la France, ils ont fait le choix de partir en Irak ou en Syrie pour commettre des abominations. Donc aucune pitié pour ces gens-là. Tant pis pour eux".

"Nous respectons le droit de tous les pays"

Face à lui, la GG Marie-Anne Soubré a toutefois argué que ce positionnement était ambigue puisque le RN est favorable au maintien de l'abolition de la peine de mort.

"On est contre la peine de mort en France, mais nous respectons le droit de tous les pays. Donc le droit irakien inclut la peine de mort donc ce n'est pas à la France de dire à l'état irakien ce qu'il doit faire", a estimé Julien Odoul.

Des centaines d'étrangers ont été condamnés à la peine capitale ou à la prison à vie en Irak pour appartenance au groupe jihadiste État islamique. Parmi eux, 11 Français ont été condamnés à mort et trois à la perpétuité.

La semaine dernière, le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi avait déclaré que son gouvernement n'était pas habilité à alléger les peines des jihadistes étrangers condamnés à mort. La France et d'autres pays européens se montrent particulièrement réticents à récupérer leurs ressortissants soupçonnés d'avoir rejoint l'EI.

Paulina Benavente