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"La liberté pédagogique n'est pas l'anarchisme": la petite phrase de Blanquer qui irrite les enseignants

Les instituteurs n'ont pas attendu les recommandations du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer pour faire des dictées et du calcul mental, assure ce jeudi dans les Grandes Gueules Francette Popineau, du syndicat SNUIPP-FSU.

Les enseignants du primaire n'ont pas attendu les recommandations du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer pour faire des dictées et du calcul mental à leurs élèves. C'est en tout cas ce qu'assure ce jeudi dans les Grandes Gueules Francette Popineau, du syndicat SNUIPP-FSU, premier syndicat des enseignants du premier degré. "A chaque ministre on nous rappelle qu'il faut faire du calcul mental et de la dictée. Mais vous pensez bien que les enseignants sont animés tous les jours par la volonté que les enfants sachent lire et écrire", explique la syndicaliste.

"Les résultats ne sont pas tout à fait là, c'est vrai. On a une école qui réussit quand même, mais qui ne permet pas à certains élèves d'arriver en 6e avec tous les atouts pour réussir au collège, reconnaît Francette Popineau. Mais le ministre croit qu'en nous donnant des outils pratiques et une petite recette nous allons réussir."

"Nous avons beaucoup plus d'obligations que de libertés"

Francette Popineau n'a par ailleurs pas du tout apprécié la petite phrase du ministre, qui déclare que "la liberté pédagogique n'est pas l'anarchisme". "Ça, c'est assez mal pris par les enseignants, parce que nous avons beaucoup plus d'obligations que de libertés, et la liberté pédagogique s'inscrit dans un cadre contraint qui est celui des programmes. Il est vrai que sur notre choix de méthodes pédagogiques et didactiques nous avons une certaine liberté, mais pour autant il y a ces programmes qui sont la loi et qui nous tiennent."

P. G. avec les GG