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Le coup de gueule de Mounir: "Toutes ces personnes qui sont fichées S qu’on a dans nos bases de données, pourquoi on ne les vire pas?

Dans les Grandes Gueules, trois jours après le meurtre de Samuel Paty, un auditeur s'est dit agacé des fichés S qui menacent notre pays d'actes terroristes.

Ce vendredi, Samuel Paty a été assassiné et décapité car il avait pendant ses cours d’histoire Géo, montré des caricatures de Mahomet. Le terroriste n’était pas fiché S. Mais l’un des imams auto proclamé, Abdelhakim Sefrioui, qui avait qualifié Samuel Paty de voyou, l’est. Placé en garde à vu, il est soupçonné d’avoir donné l’idée au tueur, par sa vidéo, de passer à l’acte.

"On les a dans nos bases de données, on les vire"

Dans les Grandes Gueules, Mounir, auditeur de l’émission en a assez que les fichés S puisse rester en France.

"Toutes ces personnes qui sont fichées S qu’on a déjà dans nos bases de données, pourquoi on ne les vire pas de suite ? Ce pauvre professeur, Charlie Hebdo et tant d’autres… pourquoi attend-on à chaque fois pour se rendre compte que c’est un fiché S. On les a dans nos bases de données, on les vire. Alors là, le jeune qui a tué Samuel Paty est passé entre les mailles du filet mais c’est vrai qu’on ne peut pas surveiller tout le monde. Mais ceux qui sont dans nos fichiers, on ne peut pas les garder".

"On doit respecter la liberté d’expression de chacun. Si non, on rentre chez soi ou dans le pays où il n’y en a pas"

"Quand on me demande qui je suis, je dis toujours "français d’origine marocaine", raconte Mounir. Je n’oublie pas qui je suis, je suis Français avant tout. Quand je vois que certains islamistes, même simplement musulmans, disent ce qu’il faut faire je leur dit: rentrez chez vous, rentrez au bled. À un moment donné, on doit protéger notre pays. La France doit protéger les Français".

"J’entends aussi ce faux imam qui prône la violence et qui se victimise. Mais pourquoi se victimise-t-il ? Nous, les musulmans, on n’a pas à se victimiser. On doit respecter la liberté d’expression de chacun. Et si on l’accepte pas, on rentre chez soi ou dans le pays où il n’y a pas de liberté d’expression" conclu l'auditeur.

Maxime Trouleau