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Le litre d'essence frôle les deux euros: pourquoi ce prix pourrait encore augmenter

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Les prix du carburant ne cessent d'augmenter. Pourtant, au ministère de l'économie on se réjouit, estimant que l'économie repart. Mais les consommateurs, eux, font grise mine.

Les prix du carburant ne cessent d’augmenter. Et flirtent désormais avec les deux euros. Cette hausse liée à celle du prix du baril de pétrole, multiplié par deux en moins d’un an n’est apparemment pas prête de s’arrêter: "Cela va continuer de monter. La grande différence avec l’époque des gilets jaunes, c’est qu’on est sur une dynamique de hausse des prix de l’énergie au sens large, pas seulement du carburant", explique ce mardi sur RMC l’économiste Nicolas Doze.

"Le gaz, l’électricité, le fioul, tout augmente. Si vous vous chauffez au fioul, pour remplir une cuve de 1000 litres, cela vous coûte 250 euros de plus qu’il y a un an. Si vous êtes au gaz, la facture a augmenté en moyenne de 200 à 300 euros cette année par rapport à 2020", explique l'économiste.

Pas de quoi inquiéter en haut lieu visiblement : "Les prix des carburants retrouvent simplement leur niveau d’avant-crise Covid. C’est plutôt bon signe, l’économie repart", se félicite-t-on même dans l’entourage du ministre de l’Economie Bruno Le Maire, comme le révèle Le Parisien.

Mais les consommateurs eux, s’inquiètent. Car cette hausse des prix ne s’accompagne pas d’une hausse des salaires: "Je ne vois pas où sont les économies. On est la vache à lait du gouvernement, on est juste bon à payer des taxes et des impôts", peste sur le plateau des "Grandes Gueules" Kevin.

Pourtant, difficile d’agir sur ces prix alors que ce n’est pas la faute du gouvernement explique Nicolas Doze, et que ces prix pourraient continuer d’augmenter: "On est sur une dynamique de hausse des prix de l’énergie mais ça n’est pas la responsabilité du gouvernement qui aurait augmenté les impôts. C’est lié à plein de phénomènes de reprise mondiaux de la demande, donc ça va continuer à augmenter", assure-t-il.

"On a la mémoire courte, en 2019 déjà par endroits, on s’approchait des 2 euros le litre. On est donc sur un phénomène de rattrapage après une baisse des prix pendant la pandémie de Covid-19", tempère en guise de conclusion Nicolas Doze.

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Guillaume Dussourt