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Le Parti socialiste est à la rue. Il n'a plus ni tête, ni corps, ni rien

François Hollande s'est rendu dimanche peu au siège du PS rue de Solférino, après avoir transmis les clés de l'Elysée à son successeur, Emmanuel Macron. Vivement applaudi, il a été accueilli par une banderole "Merci" déployée sur la devanture du siège. Un accueil chaleureux critiqué par la Grande Gueule Gilles-William Goldnadel.

Après la traditionnelle cérémonie de passation de pouvoir, ce dimanche, à l'Elysée, François Hollande s'est rendu au siège du PS, à Paris, où il s'est offert un bain de foule. Entre deux haies de militants et sympathisants, certains tenant une rose rouge à la main, qui l'ont chaleureusement applaudi, François Hollande, accompagné du Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, a serré de nombreuses mains, avant d'entrer dans la cour du siège du parti. Au-dessus du porche, une grande banderole avait été accrochée disant "merci" à l'ex-Premier secrétaire du PS, de 1997 à 2008.

Un accueil chaleureux que ne comprend pas la Grande Gueule, Gilles-William Goldnadel. "Ceux qui ont tué le Parti socialiste, ce sont à la fois la présidence de M. Hollande et l'opposition des frondeurs, rappelle-t-il. On voit donc à quel point c'est pathétique. Ce parti est à la rue. Ce parti a perdu tout sens des réalités pour en être conduit, faute de mieux, à remercier l'ex-président de ce qu'il a fait." Et de juger: "Cela montre aussi à quel point, en matière politique et médiatique, on peut complètement tourner le dos aux réalités comme a pu le faire M. Hollande en expliquant qu'il laissait le pays en meilleur état qu'il ne l'avait trouvé". (…)

"Dieu sait que Les Républicains et le Front national ont mal à la tête mais le Parti socialiste n'a plus ni tête, ni corps, ni rien, juge encore Gilles-William Goldnadel. Il a fallu beaucoup de bonnes volontés, de postures ridicules et de Tartuffe pour en arriver à ce degré de décomposition". (…) Et de conclure: "Je n'ai pas envie de me moquer du départ de François Hollande mais j'ai une joie mauvaise et une méchanceté assumée sur le destin funeste du PS".

M.R avec Les Grandes Gueules