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Le PS doit faire passer un message de modestie en vendant Solférino

Au bord de l’agonie financière après les débâcles subies aux présidentielles et aux législatives, le Parti Socialiste pense à vendre le siège de la rue de Solférino pour dégager des fonds. Olivier Faure, député PS de Seine-et-Marne, était l’invité des Grandes Gueules, ce mercredi.

Le Parti Socialiste n’a plus d’autres choix que de dégager des fonds pour assurer sa survie. La vente du siège de la rue de Solférino, dans le septième arrondissement de Paris, dont la valeur est estimée entre 30 et 50 millions d'euros, est une piste. Olivier Faure, député PS de Seine-et-Marne et président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, a fait le point dans les Grandes Gueules.

Selon lui, vendre Solférino serait symbolique et marquerait un nouveau point de départ. "La décision de vendre Solférino n’est pas prise, mais je le souhaite parce que c’est un symbole. Quand on cherche à faire passer un message en direction de l’extérieur, cela doit passer par tout ce qui est disponible. Même si nous avons les moyens de maintenir Solférino, je souhaite qu’on ne parle plus du parti de la rue de Solférino. Je crois que nous devons faire passer le message d’une modestie que nous avons pas toujours eu et d’une capacité à retrouver nos propres bases, qui ne se trouvent pas dans le septième arrondissement."

"Il y a des salariés à rémunérer"

Du reste, Olivier Faure affirme que le potentiel bénéfice de la vente est conséquent et garantirait la survie du parti. "Le siège de Solférino est un sublime hôtel particulier de plusieurs milliers de mètres carrés et la vie démocratique coûte cher. Il faut qu’on puisse payer les collaborateurs et les gens qui nous aident au cours de l’année à travailler, à détecter ce qui doit l’être, pour faire avancer la vie politique. Il y a des salariés à rémunérer."

Les GG (avec T. Masson)