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Licencier pour mettre la pression: la révolte d'un restaurateur marseillais contre la fermeture des restaurants

Des restaurateurs se sentent "stigmatisés" après l'annonce des mesures de restriction pour la lutte contre le coronavirus. Yonis, auditeur des "Grandes Gueules", explique.

La colère gronde chez les restaurateurs marseillais. Mercredi soir, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé que les restaurants et bars de la citée Phocéenne seraient fermés totalement à partir de samedi. 

Un nouveau confinement ou presque pour les professionnels du secteur qui doivent fermer leurs portes pour la deuxième fois cette année. Mais ces professionnels ont-ils des solutions pour exprimer leur mécontentement ? En effet, ils ont un pouvoir de nuisance plus faible que les agriculteurs, les agents SNCF ou les chauffeurs-routiers par exemple. 

Cependant, pour Yonis, restaurateur marseillais, il reste des solutions, mais si la démarche ne sera pas facile à faire. 

“Il faut qu’on pose sur le bureau du préfet tous les dossiers de licenciement de nos personnels et ils ont 48h pour revoir leur copie sinon ils partent tous chez pôle-emploi. Ce n’est pas ce qu’on veut, parce qu’on est patron de petites entreprises et nos salariés, c’est comme la famille. Mais là, c’est le seul moyen de pression que nous ayons”, assure-t-il. 

Un profession qui souffre

Pour l’avocat Gilles-William Goldnadel, ces mesures montre le manque de considération du gouvernement à l’égard des restaurateurs.

“Ce sont des gens qui sont sans défense. Ils souffrent depuis la crise des ‘gilets jaunes’. C’est moins grave de se fâcher avec les restaurateurs qu’avec la CGT des transports. Leur capacité de nuisance est proche de zéro”, explique-t-il. 

Il assure par ailleurs que cette mesure n’empêchera pas les Marseillais de se rassembler chez les uns et les autres pour manger ensemble.

Guillaume Descours