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Lille, Lyon, Saint-Etienne et Grenoble à leur tour en zone d'alerte maximale: faut-il de nouvelles restrictions pour s'en sortir plus vite?

Les nouvelles restrictions sanitaires continuent de s'étendre en France. Après Marseille, Paris et la Guadeloupe, c'est au tour de Lille, Lyon, Saint-Etienne et Grenoble de passer en zone d'alerte maximale.

Après Aix-Marseille et Paris, c'est au tour de Lyon, Lille, Grenoble et Saint-Etienne de basculer en zone d'alerte maximale, synonyme de nouvelles restrictions sanitaires pour tenter d'endiguer l'épidémie de Covid-19, qui s'aggrave. Les bars et restaurants des villes concernées risquent d'être soumis aux même règles que Paris Marseille et la Guadeloupe où leurs horaires d'ouverture sont réduites et leur conditions sanitaires renforcées.

"Je pense que la France fait ce qu’elle peut. Le Québec est confiné, New York est en train d’être reconfiné. A Wuhan, l’épicentre de l’épidémie où ils ont eu des mesures drastiques, ils ont annoncé il y a deux jours que c’était terminé", assure ce vendredi sur le plateau des "Grandes Gueules" Marie-Anne Soubré.

Si elle estime que l’on n’est pas obligé de croire les autorités chinoises, elle croit qu’il faut peut-être subir de fortes contraintes sanitaires pour mieux vivre après.

"Ce n'est pas un virus qui décime la population"

De nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer les nouvelles mesures et déplorer le manque d'anticipation de la part du gouvernement. Car entre le déconfinement et le début de la seconde vague, les hôpitaux n'ont pas augmenté leur capacité en réanimation ni recruté d'aides-soignants ou de réanimateurs: "Il aurait fallu recruter à l'étranger parce que l'on ne forme pas un réanimateur, un aide soignant ou une infirmière en six mois", plaide Marie-Anne Soubré. Un recrutement à l'étranger difficile en pleine pandémie, alors que comme son nom l'indique, celle-ci touche toute la planète.

Malgré la mort de 30.000 personnes, Barbara Lefebvre relativise la gravité de l'épidémie:

"On nous a parlé de deuxième vague, de marée. C'est juste que le contenant n'a pas été adapté! Ce n'est pas Ebola, ce n'est pas la peste, ce n'est pas un virus qui décime la population. On est face à un virus certes très contagieux qui à la marge provoque à 2-3% des aggravations qui nécessite de la réanimation", juge-t-elle.
Guillaume Dussourt