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"Malaise TV", "ridicule", "démago": la chorégraphie anti-Macron des députées de gauche, taclée par les GG

C’est une vidéo qui a beaucoup fait parler ces derniers jours sur les réseaux sociaux. On y voit des députés LFI, EELV ou encore du PCF, danser devant l’Assemblée nationale pour protester contre la réforme des retraites.

"A cause de Macron, on crie la révolution!": tel est le message qu’ont voulu faire passer des députées de gauche, alors que le projet de loi de la réforme des retraites est depuis ce lundi en discussion à l’Assemblée nationale.

Sur l’air de “A caus’des garçons” de Laurence Heller et d’Hélène Bérard, les députées Clémentine Autain, Elsa Faucillon, la sénatrice Esther Benbassa et la députée européenne Manon Aubry ont été filmés en train de danser devant l’Assemblée nationale, criant ce message, déguisées en ouvrières.

"C’est de la basse récupération"

Une vidéo qui, par son "ridicule", a beaucoup fait rire notre GG Jérôme Marty. Et c'est surtout, le "sens du rythme" de la sénatrice Esther Benbassa qui a retenu l'attention de notre médecin.

"C’est ridicule, c’est malaise TV! Je crois que c’est la France Insoumise qui a lancé cette chorégraphie. Des députées portent la même tenue vestimentaire d’ouvrière bleue et jaune pour cette chorégraphie, mais qui ne l’ont pas apprise… c’est ridicule. C’est de la basse récupération. La question qu’on doit se poser c’est pourquoi les députés n’ont jamais le sens du rythme".

Au-delà du manque de préparation des députées vis-à-vis de la chorégraphie, c'est aussi le déguisement pour lequel ont opté les élues que critique Gilles-William Goldnadel. L'avocat considère qu'"aussi bien sur le plan chorégraphique que politique, c’est une cause indéfendable. Le fait de se grimer en ouvrières alors qu’elles n’ont rien d’ouvrières, c’est de la démagogie. C’est de la politique spectacle".

"Ça ne va pas réconcilier le citoyen avec le politique"

De la "politique spectacle" qui, pour Olivier Truchot, ne risque pas d'aider les politiques à gagner la confiance des électeurs.

"Au départ, c’est un groupe de femmes qui avait lancé ça donc on est totalement dans la récupération. Entre des citoyennes militantes qui décident de faire cette chorégraphie, c’est plutôt bien fait dans un cortège, et des députées dont le boulot n’est pas de singer des manifestantes mais de faire la loi et de la voter. Ce mélange des genres au moment où on explique que la politique a perdu toute crédibilité et autorité, ne va pas réconcilier le citoyen avec le politique".
Les Grandes Gueules (avec C.P.)