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Marchands de sommeil: "Il faudrait pouvoir confisquer leurs biens sans indemnisation", réclame Ian Brossat

Pour Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris en charge du logement, il faudrait que la justice soit plus sévère à l'égard des marchands de sommeil.

Ce mercredi matin sur RMC, le secrétaire d’Etat de la Cohésion des territoires Julien Denormandie a assuré déclarer une "guerre sans merci" aux marchands de sommeil. Cette déclaration survient après la série d'incendies à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, dont le dernier, survenu dimanche, a fait sept blessés graves dont cinq enfants.

Pour Ian Brossat, il faut aller plus loin et mettre en place un arsenal juridique plus répressif: "Le gouvernement a l'air de s'agiter sur le sujet. Je ne demande pas que des peines, je demande la possibilité de confisquer le bien sans indemnisation".

"Quand on parle d'insalubrité, on touche à la santé des gens"

Pour appuyer son propos, l'adjoint à la maire de Paris a relaté un cas d'expropriation à Paris: "J'ai fait exproprier l'immeuble d'un marchand de sommeil dans le 18e arrondissement. Il y avait 150 victimes dans cet immeuble, la ville de Paris a dû payer 5 millions d'euros au propriétaire. La justice a considéré que l'immeuble avait cette valeur. Ce bonhomme avait pourri la vie de 150 personnes, dont 50 enfants, mais on a dû l'indemniser. Le droit de propriété n'autorise pas à faire ce qu'il a fait. Quand on parle d'insalubrité, on touche à la santé des gens".

P.B.