RMC

"On demande une caution de 500.000 euros à Patrick qu’on est infoutu de s’acquitter": Isabelle Balkany dénonce les conditions fixées pour la libération de son mari

Invitée dans les Grandes Gueules, la femme de Patrick Balkany, est revenu sur la situation financière du couple qu'elle décrit "sans le sou".

Sortira, sortira pas ? La question reste entière pour Patrick Balkany. Mardi, il était face aux avocats de la Cour d’Appel de Paris qui examinaient sa deuxième demande de remise en liberté. La décision a été mise en délibéré au 13 novembre prochain et l’ancien maire de Levallois-Perret est pour le moment toujours emprisonné à la prison de la Santé à Paris. 

Il y a un peu plus d’une semaine, lors de la première audition de demande de remise en liberté, la cour d’appel avait accepté sous certaines conditions : pointer une fois par semaine à la gendarmerie, résider dans l'Eure, ne plus venir ni à Paris, ni dans les Hauts-de-Seine et surtout payer une caution de 500.000 euros.

Une somme que sa femme, Isabelle Balkany, assure ne pas avoir. "La réalité, c’est celle-là : oui, nous n’avons plus un sou. Tout a été saisi et nous n’avons plus un centime », affirme-t-elle dans les Grandes Gueules

"On demande une caution de 500.000 euros à Patrick qu’on est bien sûr infoutu de s’acquitter. Et en plus, on vous explique qu’on lui interdit de venir en Île-de-France sauf pour raisons médicales c’est-à-dire dans les Yvelines, le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine, sous prétexte qu’il y aurait des aéroports qui lui permettrait de prendre la fuite alors que le juge a répété hier qu’il n’a plus de passeport depuis quatre et que Patrick est toujours venu à toutes les convocations et n’a jamais tenté de fuir où que ce soit", indique-t-elle. 

Lynchée sur les réseaux sociaux

Si la femme de Patrick Balkany a de nouveau reconnu avoir fait des fautes fiscales et affirme que celles-ci méritent d’être condamnées et punies, elle dénonce l’acharnement des réseaux sociaux et des médias.

"On reçoit des tombereaux d’insultes via ces merveilleux réseaux sociaux en disant que nous sommes des voleurs, que nous avons piqué l’argent de la mairie, que nous sommes des escrocs, ect... Cependant, pourquoi y a-t-il eu deux procès ? Nous n’en saurons jamais rien", affirme-t-elle. 

Elle dénonce également la tenue du procès pour corruption qu’elle estime "totalement monté" par l’instruction. 

Guillaume Descours