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"On ne peut pas vivre avec le Covid-19": le professeur Djillali Annan demande une politique plus stricte pour éradiquer le virus

Le Premier ministre, Jean Castex, a invité à la plus grande prudence avant les vacances de février comme il l'avait fait à l'occasion des fêtes de fin d'année.

Nouvelle conférence du Premier ministre Jean Castex, jeudi sans pour autant qu’il annonce de nouvelle mesure contre l’épidémie de Covid-19. Il a cependant mis en garde les Français en leur donnant notamment des consignes pour les vacances à venir.

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Un énième rappel des gestes barrières à respecter qui se justifie selon le Professeur Djillali Annan, responsable du service réanimation de l’hôpital de Garches. 

“Sur le plan pédagogique, il est toujours bon de rappeler les consignes importantes à suivre. Ce n’est pas un mal de répéter les choses qui sont aujourd’hui essentielles pour se protéger contre le virus et la maladie. Moi, je ne suis pas de ceux qui accablent les Français. Le problème ce ne sont pas les Français, c’est le virus. Encore une fois, on adhère globalement très bien à l’ensemble des consignes et des gestes barrières. Le problème, c’est qu’ils ne sont pas efficaces à 100% et ils ne nous permettent pas de nous débarrasser définitivement du virus”, explique-t-il au micro des Grandes Gueules.

Besoin de mesures plus strictes?

Il juge cependant que le gouvernement ne fait pas ce qu’il faut pour sortir le plus rapidement de cette crise et encourage à prendre l’exemple d’autres pays qui politique beaucoup plus ferme face au virus.

“On a une société et des Français qui sont au bord de l'asphyxie. On est tous en apnée depuis un an, on a besoin de respirer. Il faut cesser de croire qu’on peut vivre avec le virus: on ne peut pas. Il faut se débarasser du virus. Vivre avec, c'est vivre dans la souffrance. Donc c’est ça qu’on doit avoir comme objectif et comme stratégie. On s’est beaucoup moqué des Asiatiques, des Australiens, les Anglais sont en train d’adopter la même stratégie, les Américains aussi. Il faut frapper fort sur le virus. Mais pas frapper fort à l’aveugle. Le confinement seul ne suffit pas, il est fondamental qu’on accélère encore notre efficience en termes de vaccination”, assure le médecin.

Il juge qu’en France, le confinement est un ultime recours alors qu’il devrait au contraire être utilisé pour éradiquer le virus dès qu’il apparaît. 

Guillaume Descours