RMC

"S'il y a des victimes, vous serez responsable": le coup de gueule d'Olivier Truchot contre le "mardi noir" des lycéens

Les syndicats de lycéens et notamment l'UNL ont appelé à un "mardi noir" avec le blocage de nombreux lycées à travers la France. Lundi, près de 450 établissements avaient déjà été perturbés.

Ils ont appelé à un "mardi noir". Les lycéens ont de nouveau reconduit des mouvements de blocages des lycées après l’appel lancé par plusieurs syndicats étudiants. Lundi, près de 450 établissement ont été perturbés selon un décompte officiel de l’éducation nationale. Mardi matin, 170 lycées étaient perturbés et près d’une soixantaine bloquée.

Ce mouvement, qui proteste notamment contre la réforme du bac, le système d'accès à l'enseignement supérieur Parcoursup et le service national universel (SNU), est né la semaine dernière dans le sillage de la colère protéiforme des "gilets jaunes".

Si les protestations peuvent être jugées légitimes, l’appel à un "mardi noir" pose problème notamment à cause du contexte de violence de ces dernières semaines.

Une responsabilité des syndicats

"Qu’il y ait une réforme qu’il faut parfaire et qu’il y ait des choses à discuter vous avez raison. Mais les mots ont un sens. 'Mardi noir' ça veut dire quelque chose, ça fait peur dans un contexte de violence, de tension. Mettre des mineurs, parce que la plupart des lycéens sont mineurs, dans la rue, c’est une responsabilité que vous portez. Et quand il y a des problèmes, s’il y a une victime, vous aurez une responsabilité, il ne faudra pas venir vous planquer derrière vos mots d’ordre", a reproché Olivier Truchot à Angel Béthermin, porte-parole de l’Union nationale lycéenne, qui a appelé aux blocages. 

L'étudiant lui a répondu en indiquant que "mardi noir" faisait référence à "la foule", "la masse" et que la prochaine fois il changerait le nom de la couleur plus éviter ce genre de débat sur les mots. 

Les Grandes Gueules (Avec G.D)