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Un fourgon de police attaqué à coups de cocktails molotov: "Ces jeunes ont bien conscience de ce qu'ils font", alerte un policier

Depuis le 2 septembre, des violences secouent le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonne. Mercredi, un fourgon de police a été la cible de cocktails molotov et de mortiers d'artifices.

L'accalmie a été de courte durée. Après deux jours de calme, de nouvelles violences ont éclaté dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonne (Essonne). Mercredi en fin d'après-midi, une trentaine d'individus cagoulés et gantés, s'en sont pris à un équipage de police dans un fourgon, l'attaquant à coup de cocktails molotovs et de mortiers d'artifices. Un des projectiles s'est enflammé sur l'avant du véhicule poussant les policiers à répliquer sans sortir du fourgon.

Selon la préfecture de l'Essonne, l'un des assaillants était en possession d'une arme de poing alors que les agents de police visés assurent avoir entendu plusieurs détonations. Si aucun policier n'a été blessé lors de l'attaque, l'équipage a été obligé de faire demi-tour en urgence. 

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"Une véritable zone de non-droit"

"Il y a un sentiment d’impunité", déplore ce jeudi sur RMC Guillaume Roux, Secrétaire Départemental unité SGP police de l'Essonne, évoquant un problème de politique pénale. "Ce sont des jeunes mineurs qui ont bien conscience de ce qu’ils font. Ils sont dans des parcs avec des mortiers d’artifices et des cocktails molotov", alerte-t-il alors que les violences ont débuté le 2 septembre dernier après le gazage par une mère de famille qui s'approchait de policiers interpellant son fils à l'issue d'un rodéo.

"On officialise l'absence de loi et d'ordre dans certaines banlieues", s'inquiète Christophe, une auditeur des "Grandes Gueules" qui habite près de Corbeil-Essonne. "C'est une véritable zone de non-droit, que la police est obligée de fuir". Pour Benjamin Cauchy, il faut tout simplement "nettoyer" le quartier "et remettre de l'ordre". Plus facile à dire qu'à faire.

Pour l'instant, seule l'intervention d'un collectif de mères de familles, les Gilets roses, a permis d'apaiser la situation pendant deux jours seulement. Jusqu'à l'attaque du fourgon de police mercredi.

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G.D.