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Violences lors des manifestations: "Ce ne sont pas des black blocs, ce sont des Français en colère!", plaide un auditeur sur RMC

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Les manifestations contre la loi sécurité globale ont une nouvelle fois été émaillées d'incidents. Le fait, selon un auditeur de RMC, de "Français en colère" et non uniquement de black blocs.

Des rassemblements contre la proposition de loi sécurité globale se sont tenus un peu partout en France samedi. Ces manifestations ont été émaillées d’incidents notamment à Nantes et à Paris. Selon le ministère de l’Intérieur, 95 personnes ont été interpellées et 67 policiers blessés. Mais à Paris, où des vitrines de magasins ont été brisées et des voitures brûlées sous l’objectif des caméras, aucun casseur n’a été interpellé.

Selon plusieurs policiers, l’ordre d’intervenir contre les black blocs n’aurait pas été donné. De quoi provoquer la colère des commerçants déjà gravement touchés par la crise sanitaire et se trouvant sur le parcours des manifestations. Alors au-delà de l’action de la police, certaines voix s’élèvent pour réclamer une délocalisation des manifestations.

"Si vous délocalisez, ça ne va faire qu’attiser la colère", estime dans les "Grandes Gueules", Nicolas, routier en Vendée. Car les violences ne seraient pas le fait de black blocs uniquement, un constat qui serait trop facile : "Ce ne sont pas des black blocs, ce sont des gens en colère, même s’il y en a dedans. La haine est montée par l’Etat en ce moment avec ces lois qu’ils mettent comme ils veulent et nous on n’en peut plus".

"Je comprends cette réaction de tout casser"

"Je ne suis ni plus ni moins qu’un citoyen en colère mais je comprends cette réaction de tout casser. Quand on n’est pas écouté à force, on a envie de faire quoi ? Aller casser une banque, je le comprends (…) Il faut casser le système !", appelle le routier.

Et Nicolas déplore le rôle des forces de l'ordre, utilisées par l'Etat pour sa protection: "Les gendarmes et les policiers au-devant de la scène sont juste des marionnettes de l’Etat. Ils ne sont pas là pour rétablir l’ordre, ils sont là pour protéger le système politique en place!", estime-t-il.

En attendant, les commerçants déjà malmenés par la crise sanitaire et fermés plusieurs mois en raison des deux confinements, demandent de l'action: "A chaque fois qu’il y a un évènement on a des dégâts. On est quantité non-suffisante, on protège les manifestants mais pas les commerces", déplorait ce lundi matin sur RMC, Bernard Cohen-Hadad, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises Paris-Île-de-France (CPME).

Guillaume Dussourt