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"Votre place est chez vous, pas dehors": Robert Ménard explique pourquoi Béziers retire les bancs publics

Voyant le comportement irresponsable de certains préférant rester au soleil dans la rue plutôt que de rester chez eux, le maire de Béziers a pris une disposition locale étonnante. Il explique pourquoi dans Les Grandes Gueules.

A Béziers, il n'est plus possible de s'asseoir en ville. La municipalité dirigée par Robert Ménard a décidé, en réponse au relâchement dans le respect du confinement, de procéder à l'enlèvement des bancs publics.

Une disposition qui peut paraître étonnante mais qui est nécessaire selon lui pour marquer les esprits et faire respecter le confinement.

"C'est une mesure de bon sens"

"Pourquoi ce serait une drôle d’idée ? Vous croyez que c’est un bon moment pour s'asseoir au soleil au lieu d’être chez soi ? On ne peut pas à la fois faire l’éloge du confinement en disant que c’est la mesure qui s’impose, et permettre à un certain nombre de gens irresponsables de se mettre en danger et de mettre en danger les autres et de faire en sorte que ce confinement perdure ? Non, aujourd’hui votre place elle est chez vous pas sur un banc public. On remettra les bancs après. Ce n’est pas une mesure idéologique, c’est une mesure de bon sens."

"Ce n’est pas la solution à tous les problèmes. Je fais avec les moyens que j’ai"

Il rappelle que dans sa commune de nombreuses personnes ne respectent les règles en place, même avec le système dérogatoire des attestations.

"Mardi, on a fait 1.207 contrôles et on a verbalisé 179 fois. Plus de 10% des gens qu’on contrôle sont en situation illégale. Certains en étaient à leur 4e et 8e infraction, ces gens sont des dangers publics."

A ceux qui lui reprochent une mesure démagogique il concède que ce n’est pas radical mais que si ça peut en dissuader quelques uns pourquoi ne pas le mettre en place.

"Ca les empêche pas de déambuler mais les empêche de se mettre à plusieurs autour d’un banc et d’y rester. (Enlever les bancs) Ce n’est pas la solution à tous les problèmes. Je fais avec les moyens que j’ai."
J.A.