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"J’ai tenté de m’approcher des ravisseurs de ma mère", raconte le fils de Sophie Pétronin otage au Mali

Dénonçant l'inaction de l'Etat, le fils de Sophie Pétronin, otage au Mali, assure avoir tenté de prendre contact avec les ravisseurs de sa mère.

Elle est la dernière otage française dans le monde. Depuis deux ans et trois mois, Sophie Pétronin est retenue captive par un groupe opérant pour Al-Qaeda au Magreb islamique (AQMI) après avoir été enlevée le 24 décembre 2016 près de Gao au Mali. Son fils, Sébastien Chadaud-Pétronin, se bat pour la faire libérer et dénonce l’inaction de l’Etat français dans son livre "Ma mère, ma bataille".

"J’ai eu le sentiment que quelque chose ne fonctionnait pas. J’ai senti peut-être qu’une option de dialogue et de négociation était refusée par le chef de l’Etat. J’ai fait confiance à mon intuition et j’ai tenté de m’approcher des ravisseurs de ma mère pour leur proposer de dialoguer. Sans dialogue il n’y a pas de libération possible", explique-t-il sur le plateau de M comme Maïtena ce vendredi.

Cache-cache avec les renseignements dans les capitales africaines

Et pour mener sa mission à bien, Sébastien Chadaud-Pétronin raconte dans son livre ne pas avoir hésité à se rendre au Niger prenant seul un bus pour tenter de contacter les ravisseurs avant d'être intercepté et ramené à Niamey la capitale, par des agents du renseignement. Rebelote en Mauritanie où il sème cette fois-ci les agents lancés à ses trousses.

Mais les diplomates français travaillant sur le dossier, voient d’un mauvais œil ces initiatives révèle Le JDD. Ils estiment notamment que les ravisseurs utilisent "la détresse et la détermination" de Sébastien Chadaud-Pétronin: "Je n’ai pas l’impression d’être à côté de la plaque", répond-il.

"Le Quai d’Orsay fait des communiqués où il me reproche d’avoir coupé les ponts, c’est complètement faux, depuis 4 mois j’attends de leurs nouvelles", conclut-il.
M comme Maïtena (avec G.D.)