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Affaire Le Roux: "il faut appliquer les mêmes règles que pour François Fillon"

Bruno Le Roux a confirmé lundi qu’il avait fait travailler ses deux filles, alors lycéennes comme assistantes parlementaires. Une déclaration à laquelle a immédiatement réagit Lionel Tardy, responsable du projet numérique de François Fillon.

Convoqué par le Premier ministre Bernard Cazeneuve ce mardi, Bruno Le Roux devait s'expliquer sur l'emploi de ses deux filles entre 2009 et 2016, en tant qu'assistantes parlementaires. En sept ans, elles ont perçu 55 000 euros alors qu'elles étaient encore mineures.

Le ministre de l'Intérieur a confirmé l’information lundi en demandant qu’il n’y ait "pas d'amalgame" avec l’affaire Fillon. Une demande évidemment aussitôt rejetée par Lionel Tardy, député Les Républicains de Haute-Savoie, qui s’est empressé de tweeter sur le sujet.

Le député, également responsable du projet numérique de François Fillon, a réaffirmé dans Radio Brunet, sa volonté de voir la justice agir de la même manière que pour son candidat. 

"C’est normal que j’ai la dent dure. Il critiquait l’emploi de conjoints à l’Assemblée nationale et on s’aperçoit qu’il fait la même chose. D’autant plus que ses filles étaient mineurs lors de leur premier CDD. Ça prête plutôt à rire sauf que là on ne parle pas d’un parlementaire, mais du ministre de l’Intérieur. Bernard Cazeneuve a eu les bons mots ce matin, en disant que 'lorsque l’on est ministre de l’intérieur et attaché à l’autorité de l’Etat, on est impeccable face aux institutions et les lois qui les régissent'". 

Mardi après-midi, le Parquet national financier a ouvert une enquête après les révélations de l'émission. "Quand on parle d’un ministre, il faut appliquer les mêmes règles que pour François Fillon, reprend Lionel Tardy. Il faut faire le ménage et la lumière sur tout ça. Vérifier tous ceux qui qui ne sont pas présents à l’Assemblée. Il faudra qu’après cette élection, nous ayons une nouvelle loi pour contrôler le travail des parlementaires".

Radio Brunet avec A. B.