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Harry et Meghan prennent leurs distances avec la famille royale: "Le public risque de se retourner contre eux, ça fait trop enfants gâtés"

Le prince Harry et sa femme Meghan ont présenté leur mise en retrait de la famille royale ce mercredi soir. Un véritable choc pour les Britanniques. Stephen Clarke, journaliste britannique et auteur de "Elizabeth II ou l'humour souverain" était l’invité de Brunet-Neumann ce jeudi.

Ils n'avaient même pas prévenu la reine. La décision du prince Harry et son épouse Meghan de se mettre en retrait de la monarchie a placé le Royaume-Uni en émoi et a été fustigée par la presse pour son hypocrisie.

"C’est un peu ingrat"

Pour le journaliste britannique Stephen Clarke, cette décision risque de retourner l'opinion publique contre le couple royal: "C’est un peu ingrat. Harry a été élevé dans le privilège absolu, ils demandent avec Meghan de garder leur maison à côté de Londres, qui vient d’être rénovée pour plus de 2 millions d’euros, leur équipe de sécurité en Grande-Bretagne pour près d’un million d’euros par an, ils licencient la moitié de leur personnel mais ils veulent garder leurs titres royaux de Duc et Duchesse de Sussex. La presse et le public risquent de se retourner contre eux, ça fait trop enfants gâtés".

En effet, 95% des ressources financières du couple, sont alloués par le prince Charles, le père d'Harry, via le Duché de Cornouailles, une structure remontant au XIVe siècle revenant à l'héritier du trône qui gère 53.000 hectares de terres et des investissements financiers. Elle représentait des actifs de près d'un milliard de livres en 2018-2019 et un bénéfice de plus de 20 millions de livres.

Le Times indique qu'environ 55,9 millions d'euros sont reversés chaque année aux deux fils de Charles, Harry et William.

Le couple veut donc prendre son "indépendance financière" et s'installer une partie de l'année en Amérique du Nord, après s'être épanché sur ses difficultés à vivre la pression médiatique. Mais cette indépendance financière reste très relative, selon le journaliste britannique Stephen Clarke.

"Harry et Meghan disent qu’ils en ont marre d’aller" aux événements

"Les membres de la famille royale qui reçoivent de l’argent du budget du pays, le reçoivent en échange de leur présence. S’il faut aller ouvrir une bibliothèque dans le Nord de l’Angleterre et on veut un membre de la famille royale, ils y vont. Or là, ce que Harry et Meghan disent c’est qu’ils en ont marre d’y aller. C’est un peu donnant-donnant, ils ont de belles maisons, des limousines et en échange on leur demande de temps en temps d’aller inaugurer une bibliothèque".

Harry et Meghan renoncent donc à leur part de l'allocation royale, versée à la reine pour payer ses fonctions de représentation ou celles des membres de sa famille, ses employés et l'entretien du palais de Buckingham.

Elle atteignait quelque 82 millions de livres pour l'exercice 2018-2019, mais on ignore la partie reversée à chaque membre de la famille. Elle est calculée à partir des revenus tirés de la gestion du patrimoine de la Couronne britannique. Cette somme ne représente que 5% des revenus du couple.

Travailler mais pour quoi faire?

En renonçant à l'allocation royale, Harry et Meghan retrouvent leur liberté de gagner de l'argent. Pour ce couple très people (et déjà très aisé), cela ne devrait pas poser de problème, ne serait-ce qu'en s'investissant dans le business de la charité très développé dans le monde anglo-saxon.

"Il ne fait aucun doute que la duchesse, ancienne actrice de télévision, et le duc, un ex-soldat, sont des actifs très vendeurs", a relevé le Daily Telegraph, ironisant que Meghan Markle pourrait jouer son propre rôle dans la série à succès de Netflix "The Crown".

En décembre, le quotidien affirmait que l'ancienne actrice californienne avait profité des vacances passées en famille en Amérique du Nord pour réactiver ses contacts à Los Angeles en vue de lancer sa fondation caritative aux Etats-Unis.

Brunet-Neumann (avec C.P.)