RMC

"Il faut dépasser la peur des lobbys": le message d'Hugo Clément aux sénateurs pour le bien-être animal

Invité de RMC, le journaliste Hugo Clément tente de rassembler pour organiser un référendum citoyen sur la condition animale. Si 120 députés de l'Assemblée auraient signé en faveur de cette mesure, les choses se compliquent au Sénat.

Le journaliste et activiste de la cause animale Hugo Clément a lancé au début de l'été une campagne en faveur d'un référendum d'initiative partagée. Intitulé "Référendum pour les animaux", il vise à soumettre au vote des français six mesures fortes pour le bien-être animal. 

Invité de Neumann-Lechypre sur RMC ce mardi, Hugo Clément explique que 140 parlementaires ont signé en faveur de ce référendum. Pour que le référendum soit organisé, il faut 185 signatures d'élus, puis 4 millions de signatures des Français pour que tout le monde puisse se rendre aux urnes.

"Il en manque encore 45, c’est loin d’être gagné. Les signatures des citoyens ne peuvent commencer qu'après les 185 signatures de parlementaires. C’est en deux temps: c’est d’abord aux parlementaires de donner la parole aux Français."

>>> PODCAST - Réécoutez l'émission Neumann-Lechypre consacrée à la consommation de viande en France

120 députés et seulement 20 sénateurs: "Peut-être victimes de pressions d’un certain nombre de lobbys qu’on connaît bien et qui sont très organisés"

Si 120 députés auraient déjà signé en faveur de la mesure, les choses se compliquent au Sénat qui semble beaucoup plus réticent. Hugo Clément estime qu'il sont probablement plus exposés aux lobbys de l'agriculture et de la ruralité.

"Je ne sais pas pourquoi (il y a moins de sénateurs que de députés). Il faudrait leur poser la question. On est dans une démarche de bienveillance, tous les parlementaires sont les bienvenus. Peut-être que les sénateurs et sénatrices sont plus victimes de pressions d’un certain nombre de lobbys qu’on connaît bien et qui sont très organisés, que ce soit la FNSEA ou la Fédération des chasseurs qui sont très puissants. On peut comprendre qu’il y ait certains sénateurs qui aient peur de s’engager pour ce référendum, en ayant peur de subir d'éventuelles conséquences derrière."

Le journaliste estime qu'il est temps de "dépasser cette peur", car la société française serait selon lui "majoritairement favorable au référendum et aux mesures proposées", comme l'interdiction de l'élevage en cage, l'interdiction des spectacles d'animaux sauvages ou la fin des expérimentations sur les animaux. "La question animale est populaire et les politiques devraient s’engager pleinement dedans car c'est ce qu'attendent les Français", conclut-il. 

J.A.