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L'angoisse de certains confinés: "Quand on sortira de cette épidémie, on ne ne sera plus les mêmes"

Dans Brunet-Neumann ce mardi, Tina, auditrice RMC, a fait part de ses nombreuses angoisses liées à la situation actuelle.

"Il y a une gestion des émotions qui est très difficile. Je vis seule donc il y a toute cette introspection qu'on n'arrête pas de se faire. Il y a la colère, l’angoisse… La semaine dernière j’avais mal à la gorge, je n’étais pas bien du tout, je ne savais pas quoi faire, appeler un médecin ou non. Je ne voulais pas appeler ma famille pour ne pas leur communiquer mon angoisse… C'est des nuits à ne pas dormir."

"J’ai cette charge mentale de coronavirus à gérer qui est un poids assez important au quotidien"

"Je ne vais pas me plaindre car j’ai des collègues qui me disent que c’est difficile de travailler à distance, de gérer tout ça en famille. Je n’ai pas tout ça à gérer. J’ai cette charge mentale de coronavirus à gérer qui est un poids assez important au quotidien. Ce couperet qui arrive tous les jours à 20 heures... L’information est inhumaine, il y a un manque d’humanité en ce moment qui est terrible. Ces chiffres… 300, 400 morts chaque jour."

"Je pense qu’il va y avoir beaucoup de casse après"

D'accord, le gouvernement a eu un retard à l’allumage. Mais qu’est-ce qu’on fait de la gestion des gens chez eux? Qu'est-ce qu'on fait pour après ? C'est sûr que quand on sortira de cette épidémie on ne ne sera plus les mêmes. Comment apprendre à gérer cette sortie de l’épidémie ? Que faire au quotidien ? Je pense qu’il y a des choses à faire au lieu de nous mettre des nanards à la télé, qu’est-ce qu’on pourrait nous apprendre au niveau psy, du quotidien. Cet aspect n’est pas géré et je pense qu’il va y avoir beaucoup de casse après."

Eric Brunet: "Le soir quand la nuit tombe, je ne suis pas bien du tout"

"Je suis assez sensible au climat ambiant, j'essaie de me raisonner, ça marche la journée. Mais le soir, après avoir entendu le compte du DGS, je ne me sens pas très bien. J'ai gardé un petit stock d'anxiolytiques que je prends très rarement que je suis en train d'épuiser. Je prends un demi-cachet à 19 heures. Pendant trois-quatre heures ça va mieux et je me couche apaisé.

Je sais que c’est pas bien mais ça me fait du bien à l’âme, je suis moins anxieux, j’emmerde moins ma famille. J’ai essayé de ne pas en prendre, et je suis moins bien. C’est ma petite béquille, c'est pas terrible. Le soir quand la nuit tombe, je ne suis pas bien du tout."

J.A.