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"Merci les Français": la vétusté de ses installations publiques coûte cher à la région Hauts-de-France

Une route départementale -Illustration

Une route départementale -Illustration - image Flickr

Dans "Merci les Français", Eric Brunet traque tous les gaspillages de l'argent public. Il pointe les dépenses d'Etat, des collectivités locales et autres entreprises publiques et "remercie" le contribuable si prodigue de son argent.

La procrastination, c’est mal et pourtant la région Hauts-de-France a eu la mauvaise tendance à tout remettre à plus tard. La Fédération régionale des travaux publics (FRTP) pointe du doigt le manque d’entretien de certaines infrastructures régionales qui coûte cher aux contribuables, révèle 20 Minutes.

La FRTP a recensé le patrimoine des infrastructures de la région Hauts-de-France qui comprend les réseaux de routes, de chemin de fer, d’électricité, d’eau, de gaz ou encore de transports en commun. Il s’élève à 210 milliards. Et un patrimoine de cette valeur, il faut l’entretenir et en prendre grandement soin.

Des travaux nécessaires sur près de 3/4 des routes

Or, l’étude dresse un triste bilan des infrastructures de la région. 70 % des routes nationales et des autoroutes non concédées nécessitent des travaux d’entretien. Sur les 1.578 km de chaussée dans les Hauts-de-France en 2018, seuls 24 % ont été considérés en "bon état". Et 41 % des ponts routiers devraient faire l’objet de travaux.

20% de l'eau potable de la région gaspillée

Le second point noir, c’est le réseau de distribution d’eau potable et ses 91.000 km de canalisations dans toute la région. Une large majorité des tuyaux a été installée il y a très (trop) longtemps. 50 % avant 1960 et 20 % avant 1940. La durée de vie conseillée pour un réseau de canalisation est de 70 ans. Selon des chiffres de 2015, c’est 20 % de l’eau potable acheminée qui disparaît dans la nature à cause des fuites.

La Fédération a calculé qu’au rythme actuel de renouvellement des anciennes canalisations, il faudrait 160 ans pour remettre le réseau en état. Et outre le côté gaspillage, ces pertes ont un prix, estimé à 280 millions d’euros chaque année.

Eric Brunet (avec G.D.)