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Mon vote n’a jamais été aussi influencé par les sondages: j’ai le sentiment qu’il faut que je vote utile

Les sondages faussent-ils le jeu démocratique? C'était la question posée dans Radio Brunet mercredi. Et la réponse et "oui" selon Abou, auditeur de l'émission.

A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, les sondages laissent apparaître un scrutin extrêmement serré. Ces chiffres influencent-ils le comportement des électeurs? Oui selon Abou, auditeur de Radio Brunet, qui ira voter pour la première fois dimanche. "J’ai 36 ans, je ne suis pas très fier de ne jamais avoir voté jusqu’à présent, explique cet habitant d'Argenteuil. Mais là sentant monter les extrêmes, je me suis senti comme obligé d’y aller. Je me suis donc inscrit sur les listes. Par contre mon vote n’a jamais été aussi influencé par les sondages. Parce que j’ai le sentiment et le devoir qu’il faut que je vote utile".

"Voter pour Benoît Hamon par exemple, on sait que ce ne serait pas un vote utile"

Selon lui, les sondages forcent beaucoup d'électeurs à un vote "stratégique". "On nous assène à longueur de temps qu’il faut que les personnes votent par conviction. Donc pour des candidats qu’ils ont choisi, des programmes qu’ils ont choisi. Sauf qu’aujourd’hui, face à la poussée des extrêmes, quand on est un petit peu modéré, on a envie de voter utile, et bien on ne peut pas voter pour un candidat comme Benoît Hamon par exemple. On sait qu’au final ce ne serait pas un vote utile. Tandis que si on n’avait pas ce matraquage médiatique, avec des sondages qui nous annoncent qu’untel et en haut, untel est en bas, et bien peut être que les consciences se focaliseraient d’avantage sur les programmes des candidats".

Radio Brunet (avec A.M.)