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Retour à l'école volontaire: "Des écoles demandent aux parents de fournir des lettres de motivation" dénonce la FCPE sur RMC

Invité de "Brunet \/ Neumann" sur RMC, Diego Arenas, le coprésident de la Fédération de parents d'élèves FCPE estime que la réouverture des écoles à partir du 11 mai est irréaliste.

Les écoles maternelles et primaires devraient rouvrir à partir du 11 mai. Une reprise qui se fera sur la base du volontariat avait indiqué Jean-Michel Blanquer.

Pour Diego Arenas, le vice-président de la FCPE, les parents doivent déjà faire face à une baisse de revenus: "Le volontariat des parents c'est une tartuferie. Depuis le mois de mai, les parents qui gardent les enfants ont basculé au chômage partiel, donc ils auront une baisse de 16% de leur salaire".

Et selon lui, certains parents seront contraints de rester au chômage partiel: "Le 11, la majorité des parents qui doivent retourner au travail doivent fournir une attestation à l'employeur pour indiquer que leur enfant est pris ou non à l'école. Mais on sait que les écoles publiques ne peuvent pas accueillir tous les enfants. Donc ils auront une baisse de revenus, alors que c'est l'école qui ne peut pas accueillir ces enfants".

"Il y a des écoles qui demandent aux parents de fournir des lettres de motivation"

Diego Arenas estime que le gouvernement n'a pas assez préparé cette rentrée post-confinement:

"Les enfants doivent être scolarisés dès lors que les conditions de gestes barrière sont respectés. Nous voulons aussi que des conseils d'administration se tiennent en urgence pour établir des critères d'enfants à accueillir. L'Etat ne fixe pas ces critères. Il y a des écoles qui demandent aux parents de fournir des lettres de motivation pour que leur enfant soit prioritaire sur les autres".

Si la date de déconfinement est confirmée ce jeudi 7 mai, les maires sont de plus en plus nombreux à s'y opposer évoquant l'infaisabilité de faire respecter les mesures barrières et le manque de moyens pour pouvoir les mettre en place par la même occasion. Par ailleurs, les maires veulent éviter toutes procédures judiciaires. L'association des maires d'Ile-de-France, dont la maire de Paris Anne Hidalgo, a donc écrit dimanche à Emmanuel Macron pour lui demander "solennellement" de repousser la réouverture des écoles à une date ultérieure au 11 mai, dénonçant un déconfinement "à marche forcée". 

P.B.