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Alerte sur les ados français: la moitié des jeunes passent plus de 4h30 par jour sur leurs écrans

DUPIN QUOTIDIEN - Tous les jours à 7h20, on parle éco et conso avec Marie Dupin, dans "Apolline Matin", sur RMC.

Pas assez de sports, trop de temps passé devant les écrans, l'Anses alerte sur la sédentarité de nos ados. Et le constat de l’agence sanitaire est inquiétant: deux tiers des ados de 11 à 17 ans passent plus de deux heures par jour devant les écrans et qu’ils sont en dessous d’une heure d’activité physique. Deux chiffres qui sont des "seuils de danger". 

17% de cette classe d’âge sont même encore plus à risque parce qu’ils cumulent moins de 20 minutes d’activité par jour et plus de 4h30 devant les écrans. 

Sachant que cette étude a été menée hors confinement et que la situation s’est nécessairement dégradée avec les mesures sanitaires. L’Anses rappelle que ces jeunes sont les adultes de demain et qu’ils sont exposés à de graves risques pour leur santé, que ce soit obésité, risque cardiovasculaire, et même des risques psychologiques. 

Et ce que dit aussi l’ANSES: l’adolescence est une période pendant laquelle on prend des habitudes et que quand on devient adulte on a beaucoup de mal à faire de l’activité physique si on ne l’a pas fait pendant l’adolescence. 

Il faut qu’il y ait une prise de conscience collective

Selon l’Anses, on a tendance à se dire “faire du sport, c’est mieux si on le fait, mais si on ne le fait pas ce n'est pas très grave”. Or, l’agence sanitaire rappelle qu’on n’a jamais été aussi sûrs des risques pour la santé de la sédentarité. Elle fait aussi le constat du manque de temps laissé aux adolescents pour faire de l’activité physique, entre l’école et les devoirs, et les programmes scolaires très lourds. 

Elle appelle donc à la responsabilité individuelle des parents en appelant chacun à aller à l’école à pied ou à vélo par exemple, à prendre les escaliers, pour faire un peu d’activité tous les jours. Mais elle appelle aussi les pouvoirs publics à réagir pour que la place de l’activité physique soit considérée comme elle devrait l’être. 

Ce n’est pas la première fois que l’Agence sanitaire alerte sur cette question. En 2016, déjà, l’ANSES avait appelé les pouvoirs publics à lutter contre la sédentarité. Elle estime que trop peu a été fait depuis.

Marie Dupin