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Attentats de Bruxelles: "On s'y attendait un peu..."

La sécurité a été renforcée à Bruxelles

La sécurité a été renforcée à Bruxelles - AFP

Ce mardi, à 9h11, une heure après les attaques à l'aéroport, une explosion souffle une rame de métro à la station Maelbeek, en plein cœur du quartier européen de Bruxelles. Sur RMC, des témoins racontent.

La police belge s'est engagée dans une chasse à l'homme pour retrouver l'un des auteurs présumés des attentats coordonnés qui ont frappé l'aéroport et le métro de Bruxelles, attaques revendiquées par l'Etat islamique qui ont fait une trentaine de morts et plus de 200 blessés. Plus précisément, mardi matin, peu avant 8h00, deux explosions distinctes ont retenti dans le grand hall des départs de l'aéroport Zaventem de Bruxelles. Et à 9h11, une heure après les attaques à l'aéroport, une explosion a soufflé une rame de métro à la station Maelbeek, en plein cœur du quartier européen de la capitale belge.

Stéphanie vit dans le quartier européen, à quelques centaines de mètres de cette station de métro. Comme tous les gens du quartier, elle prenait cette ligne de métro quasiment tous les jours. "On ne pense pas que ce genre de choses puisse arriver chez nous, et finalement... Ça fait mal parce que Bruxelles est une ville qui bouge et là on prend un choc... Je ne m'attendais pas à ça, témoigne-t-elle sur RMC. Après la France, maintenant nous..."

"Si j'avais été dans le métro cinq minutes plus tard..."

Et d'ajouter: "Le jour où l'on a attrapé Abdeslam, on pensait que c'était fini mais en réalité ce n'est jamais fini...". Alors que la Belgique va observer à partir de mercredi un deuil national de trois jours, décrété par le gouvernement belge, Clément, un Allemand qui travaille et vit à Bruxelles depuis sept ans, estime avoir eu "beaucoup de chance": "L'explosion a eu lieu dans le métro juste après celui que j'ai pris, raconte-t-il avec émotion. Si j'avais été dans le métro cinq minutes plus tard, j'aurais été là-dedans..."

"Je me dis qu'il y a certainement des gens que je vois tous les matins, qui prenaient le métro avec moi qui ont été touchés. Forcément, on se sent visé", poursuit-il avant de reconnaître: "Pour être honnête, on s'y attendait un peu parce qu'il y avait des soldats partout dans la ville. Suite à l'arrestation d'Abdeslam, on a un peu respiré. On s'était dit que les choses allaient se calmer. Apparemment on s'est tous trompés..."

Maxime Ricard avec Marie Regnier