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"Ca s'est fait du jour au lendemain": après l'annonce de la fermeture, que vont devenir les 863 employés de Bridgestone?

La direction de Bridgestone a "fermé la porte" au scénario alternatif proposé par le gouvernement pour sauver son usine du Pas-de-Calais et "quitte le site" qui emploie 863 personnes, a déclaré jeudi la ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher. Que va-t-il se passer maintenant?

Bridgestone rejette le plan de secours présenté par le gouvernement pour sauver l’usine de Béthune, dans le Pas-de-Calais. Près de 2 mois après l’annonce choc de la fermeture de l’usine, le 16 septembre dernier, la direction du groupe japonais confirme son intention de se séparer du site et de ses 863 salariés.

Ces dernières semaines, les réunions s’étaient multipliées, le gouvernement avait mandaté un cabinet indépendant pour analyser la situation de l’entreprise et présenter un scénario alternatif à la fermeture. Il prévoyait notamment un soutien financier massif de l’état pour moderniser les installations, maintenir l’activité avec deux tiers des salariés. Bridgestone ferme la porte finalement à cette solution et le site sera condamné au printemps prochain. 

Reste une question à ce jour, que vont devenir les 863 employés au départ de Bridgestone au printemps prochain? Plusieurs pistes existent déjà. L'équipementier dit en avoir identifié dix dont quatre avec un projet bien défini. Et il se dit prêt à céder les clés de son usine même à l'un de ses concurrents. L'Etat a, lui aussi, identifié de son côté quatre autres potentiels repreneurs: ce sont des fabricants de pneus chinois, turc et indien. 

Et dans le même temps, pour plus de 800 ouvriers, la firme japonaise envisage des reclassements dans d'autres branches de son groupe: une centaine notamment dans la chaine de garages automobiles Speedy. 

Enfin, pour réduire le nombre de salariés mis au chômage, Bridgestone prévoit aussi de financer des départs en préretraite ou d'aider à la création d'entreprises. 200 employés ont déjà fait part de leur intérêt. 

Lionel Top et Cyprien Pézeril