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Colis piégé à Lyon: l'auteur présumé, sa mère et un proche en garde à vue

Une enquête avait été ouverte dès vendredi pour "tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Un homme de 24 ans soupçonné d'être l'auteur de l'attentat au colis piégé qui a fait 13 blessés légers vendredi à Lyon, à deux jours du scrutin européen, a été interpellé lundi dans cette même ville et placé en garde à vue. 

Peu après, le maire de Lyon Gérard Collomb indiquait sur BFMTV qu'un second suspect avait été arrêté. Confirmant l'information de l'ancien ministre de l'Intérieur, le parquet de Paris, chargé de l'affaire, a indiqué qu'il s'agissait d'un "lycéen majeur", membre de l'entourage familial" du premier homme arrêté.

Selon nos informations, une femme, la mère du suspect, a également été placée en garde à vue à la mi-journée.

Le premier suspect arrêté était inconnu des services de police, selon une source proche du dossier. Il a été arrêté sur la voie publique à 09H55 dans le 7e arrondissement par la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la police judiciaire lyonnaise, dans le cadre d'une filature depuis son domicile, où les enquêteurs redoutaient la présence d'explosif.

Selon Gérard Collomb, il s'agit d'un étudiant en informatique qui a été arrêté dans le calme à la descente d'un bus, en levant les bras à l'approche des policiers. 

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé son interpellation très rapidement sur Twitter, en félicitant les forces de police qui traquaient le suspect en fuite depuis trois jours.

Où en est l'enquête?

Samedi soir, la police a diffusé de nouvelles photo de l’homme pour compléter l’appel à témoins qui a été lancé vendredi. Sur ces photos, apparaît un homme d'une trentaine d'années à vélo, vêtu d'un bermuda vert clair, d'une chemise vert foncé, d'une casquette et de lunettes noires.

Sur les lieux de l'explosion, la police scientifique a retrouvé des traces infimes de TATP, cet explosif très instable utilisé entre autres lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Des vis et des billes en métal ont aussi été retrouvées sur place, ainsi que des morceaux du dispositif de déclenchement à distance. 

Enfin, l'ADN isolé sur le sac en papier qui contenait le colis piégé ne sera d'aucune utilité pour les enquêteurs. En effet, il ne figure pas parmi les trois millions de profils du fichier national des empreintes génétiques.

Pas de revendication

Pour l'instant, il n'y a eu aucune revendication de cette attaque. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et une enquête pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" a été ouverte selon le procureur de Paris, Rémy Heitz. 

L'explosion a fait 13 blessés légers, neuf femmes dont une enfant de 10 ans et quatre hommes. Onze d'entre eux ont été hospitalisés, certains devant être opérés afin d'extraire des éclats. 

La rédaction de RMC (avec AFP)