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Colis piégé à Lyon: le suspect tient des propos religieux intégristes mais rejette en bloc les accusations

Le suspect de l'explosion du colis piégé à Lyon s'avère "peu loquace" et "très renfermé". Si sa personnalité se dessine progressivement, rien n'éclaire encore ses motivations au lendemain de son interpellation.

24 ans, "sans activité"... mais des achats suspects sur Internet. Le principal suspect dans l'attaque à l'explosif qui a fait 13 blessés vendredi à Lyon, a été interpellé sur la voie publique lundi vers 10 heures, après une filature menée par des policiers de la BRI. Il a été arrêté sans opposer de résistance, à la descente d'un bus, levant les bras à l'approche des policiers.

Le jeune homme de 24 ans, de nationalité algérienne, a été placé en garde à vue, ainsi que ses parents et un autre membre de sa famille.

Ni scolarisé, ni employé, le jeune homme, arrivé en France il y a deux ans est présenté comme discret par ses voisins d'Oullins, où une perquisition s'est tenue lundi.

Face aux enquêteurs, le profil de l'homme laisse les enquêteurs songeurs. Diplômé en informatique, il rejette en bloc être l'auteur de l'attaque au colis piégé.

Selon nos informations, il tient un discours religieux intégriste, mais ne se revendique d'aucune organisation terroriste. Aucun serment d’allégeance ni document en lien avec une telle structure n'a d'ailleurs été retrouvée à son domicile. Mais tout coïncide selon les policiers.

Son ADN a été découvert sur des éléments de la bombe, tout ce qu'il faut pour confectionner un engin de ce type a été retrouvé chez lui, ses connaissances technologiques lui aurait d'ailleurs permis de mettre en place un système de déclenchement à distance perfectionné. Lors des perquisitions menées au domicile familial dans la proche banlieue lyonnaise, "des éléments susceptibles d'entrer dans la composition du TATP ont été retrouvés" selon les enquêteurs.

Son seul aveu devant les policiers: être en situation irrégulière. Son visa étudiant a expiré en 2017 et le jeune homme vivait de cours d'informatique donnés en ligne, pour quelques centaines d'euros par mois. 

Gwenaël Windrestin avec Xavier Allain