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Dans les pas d'un délégué de la COP 21: "On ne peut pas attendre, c'est urgent"

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Les représentants des 195 pays n'ont plus que quelques heures pour trouver les derniers compromis et parvenir à un accord pour limiter le réchauffement de la planète.

Jusque dans les derniers mètres, les pays en développement n'ont pas l'intention de baisser la garde. RMC a rencontré Abdelmajid Moutari, un délégué bien décidé à se battre jusqu'au bout. Ce membre de la délégation du Niger enchaîne au pas de course les réunions. Même si la fatigue commence à se faire sentir.

"Je pense que c'est une course contre la montre, tout se joue maintenant", indique-t-il. "Il faut tenir le coup jusqu'au dernier jour. Dans le groupe Afrique, nous sommes déterminés et engagés pour que nos préoccupations soient prises en compte."

Pour l'instant, les pays ne sont pas d'accord, trop d'options restent sur la table. Mais Abdelmajid Moutari veut encore y croire.

"Sauver l'humanité"

"J'ai toujours envie de rester optimiste", admet-il. "Je pense que les ministres de 195 pays doivent se dire qu'ils ont une responsabilité qui repose sur leurs épaules, celle de préserver la planète. Après ce sera trop tard, on ne peut pas attendre, c'est urgent".

"En tant que négociateur, j'ai un sentiment optimiste", renchérit Komla Azankpo, négociateur pour la délégation du Togo. "D'ici vendredi, on parviendra à un accord juste. Vu l'urgence de la question, les parties vont mettre beaucoup pour parvenir à cet accord. Nous, les pays pauvre, sommes les plus vulnérables, c'est une question de survie. On va y arriver, il n'y a pas de choix, c'est pour sauver l'humanité."

Le temps presse, il reste aux 195 pays moins de 24 heures pour parvenir à un accord.

Juliette Droz