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Journée sans achat contre Black Friday: quel impact a notre consommation?

Après le Black Friday, ce vendredi, la journée de samedi est marquée par la journée mondiale sans achat. Deux salles, deux ambiances, entre la grande fête de la consommation du vendredi et le lendemain, la journée de la sobriété consumériste. De quoi faire réfléchir sur l'impact que notre mode de consommation a sur l'économie, la société et le climat.

Ce samedi est organisée la journée mondiale sans achats. Journée symbolique, pas très connue en France, mais avec un objectif radical: boycotter pendant une journée les magasins, et prendre le temps de réfléchir et de s’interroger sur nos habitudes de consommation. En effet, chaque achat a un impact social, économique et écologique, alors que 20 % de la population mondiale consomme 80 % des ressources.

Cette journée est bien choisie, Margaux, c’est chaque dernier samedi du mois de novembre au lendemain du Black Friday, la grande fête de la consommation avec des promos qui donnent envie de faire flamber notre carte bleue à la clé. Chaque année, le Black Friday commence de plus en plus tôt, dure de plus en plus longtemps, au point que certains parlent de Black Week.

Les marques redoublent d’attention pour vous tenter: mails, SMS, -30 % sur une paire de chaussures, -40 % sur un écran plat. Cette année, près de deux Français sur trois ont prévu de profiter de ces affaires, avec un budget moyen de 256 euros soit 20 euros de plus que l'année dernière.

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Une aberration pour la planète

Mais ce Black Friday est aussi une aberration pour la planète: "On assiste, ce vendredi-là, a beaucoup de consommations de biens qui ne vont pas servir très longtemps. C'est le paroxysme de la société de consommation, une surconsommation qui nécessite une surproduction qui puise dans les ressources. Ce modèle-là est nuisible", explique Vincent Drezet, porte-parole d'Attac.

Symbole de cette surconsommation, le monde de la mode et du textile est le troisième secteur le plus consommateur en eau et représente 10% des émissions de gaz à effet de serre. Sauf que la production de vêtements est exponentielle. Certaines marques de vêtements qui avaient deux grandes collections dans l’année (hiver et été) ont désormais des collections qui changent chaque semaine. Sauf que près de 70 % de notre garde-robe dort dans nos armoires, et ne sert donc à rien. Mais on continue à acheter un nouveau t-shirt ou un nouveau jean.

Tout cela est sans compter le gaspillage alimentaire, autre symbole de la surconsommation. Un Français jette chaque année en moyenne 140 kg de nourriture à la poubelle. et produit 354 kilos d'ordure.

Margaux Bourdin