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L'énorme manque à gagner à cause des ruptures de stocks dans la grande distribution

Une étude de l'institut Nielsen explique que les pénuries ont provoqué un manque à gagner de 2,7 milliards d'euros pour la grande distribution sur les huit premiers mois de l'année 2022.

Un énorme manque à gagner pour la grande distribution. Les ruptures de stocks dans les magasins ont coûté 2,7 milliards d'euros, depuis le début de l'année 2022, à la grande distribution , selon une étude publiée par le cabinet spécialisé Nielsen IQ.

Cela répresente 2,16% du chiffre d'affaires de la grande distribution sur les huit premiers mois de l’année, qui représente environ 125 milliards d’euros. C'est la pénurie de moutarde qui a été la plus marquée avec 21% de disponibilité en moins, suivie par la vinaigrette (14%), les produits pour le feu (12%), la graisse à cuisiner (11%) et les sandwichs (10%).

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Des pénuries à cause des mauvaises récoltes

Ces pénuries s'expliquent à cause de mauvaises récoltes, comme la sécheresse qui a pénalisé la production de moutarde au Canada, l'invasion russe en Ukraine ou encore les abattages liés à la grippe aviaire.

En cause aussi, les comportements des consommateurs, qui à la vue des multiples incertitudes, vont à la fois vers les produits de première nécessité et vers les produits moins chers. En effet, pour réduire la facture des produits alimentaires, plus des 2/3 des Français ont profité des promotions, réduit leur volume d’achat et choisi lesgammes les moins chères, selon une étude Too good to go.

Vers des ruptures de stocks de patates et de beurre?

La situation pourrait s'aggraver pour certains produits, comme les pommes de terre. En effet, la récolte s'annonce "catastrophique", en recul "d'au moins 20% par rapport à la moyenne des vingt dernières années", ont déjà annoncé les producteurs. Idem sur le beurre, notamment parce qu’à cause de la sécheresse le lait est moins gras.

Emmanuel Lechypre (avec MM)