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Mort d’Elizabeth II: la véritable valeur de la fortune de la reine

La reine Elizabeth II était présentée comme l’une des femmes les plus riches du monde. Mais en réalité, au Royaume-Uni, les biens appartiennent essentiellement au domaine royal.

Si l’on en croit le magazine Forbes, la reine Elizabeth II se classait au 41e rang des femmes les plus riches du monde.

Le patrimoine des Windsor est estimé autour de 23 milliards d’euros, ce qui fait théoriquement de la famille royale la famille la plus riche du Royaume-Uni, devant la famille Dyson (électroménager).

C’est moins toutefois que d’autres grands souverains du monde comme le roi de Thaïlande dont la fortune est estimée à 30 milliards de dollars, devant le sultan de Brunei et le roi d’Arabie saoudite. Sauf que la plus grande partie de cette fortune n’appartient pas au souverain britannique…

Les trois-quarts de ce patrimoine, c’est ce qu’on appelle le "Crown Estate", essentiellement des propriétés foncières: des immeubles dans Londres, mais aussi plus de 11.000 hectares de forêts, de terres agricoles, des droits sur le sous-sol marin, des fermes éoliennes…

Une collection de timbres à 75 millions d’euros

Le "Crown Estate" génère près de 500 millions de livres de revenus et 250 à 300 millions de profits. 15% de cette somme revient chaque année au souverain pour financer le train de vie de la famille. Le reste est reversé au trésor britannique. Et bien évidemment, la reine ne peut pas vendre ces propriétés pour son seul bénéfice.

Le palais de Buckingham et celui de Kensington sont détenus par la reine mais en qualité de souveraine. Quant aux bijoux, ils sont gérés par une organisation à but non lucratif, comme de nombreuses œuvres d’art.

Elizabeth II détient personnellement environ 500 millions d’euros d'actifs, le château de Balmoral en Ecosse, une collection de timbres estimée à 75 millions d’euros, héritée de son grand père, des chevaux, plus 200.000 euros de placements financiers.

Mais c’est très loin des grandes fortunes. Cela la place, selon le classement du Sunday Times, entre la 350e et la 400e fortune britannique.

Emmanuel Lechypre