RMC

Plein d'essence à 100 euros: "Ils sont en train de tuer la voiture thermique", selon Willy Schraen

Les prix à la pompe continuent d'augmenter. Pour Willy Schraen, les pouvoirs publics ne s'en inquiètent pas plus pour habituer les automobilistes à la fin de la vente de voitures thermiques, prévue par l'Union européenne en 2035.

Ils sont désormais nombreux à payer plus de 100 euros le plein. Essence ou diesel, la barre symbolique des 100 euros a été dépassée pour de nombreux automobilistes avec la hausse des prix du carburant. Ce mercredi, le prix du diesel était de 2,13 euros par litre en moyenne en France. Tandis que l’essence dépassait toujours les 2 euros avec 2,10 euros pour le SP95 (E5) et 2,05 euros pour le SP95 (E10).

Une situation qui pourrait durer, malgré la remise gouvernementale de 18 centimes, alors que l'avenir des prix de l'essence reste incertain: "On n'a pas trop le choix, on est parti dans une spirale. Je pense même que c'est largement voulu avec une écologie assez dure à ce niveau-là, la tendance ne va pas être à la baisse", estime laconiquement Willy Schraen sur le plateau des "Grandes Gueules".

"Dans six mois, il passe à 150 euros"

Pour lui, ces hausses vont achever les voitures thermiques: "Des décisions sont prises au niveau international. Il a été pris comme décision de plier les véhicules thermiques au carburant fossile. Quoi qu'on puisse faire, ça va aider psychologiquement les gens qui ont pris cette décision vis-à-vis du pauvre Français qui va à la pompe. C'est décidé tout ça, c'est fini, c'est plié", assure-t-il.

Un argumentaire partagé par Vincent, un auditeur des "Grandes Gueules": "Il ne faut pas s'habituer à ce plein à 100 euros, car dans six mois sinon, il passe à 150 euros. Le but c'est qu'en 2035, il n'y ait plus de voiture thermique, l'objectif c'est de la tuer".

"Il faut d'autres solutions que les véhicules électriques"

En 2035, la vente de véhicules neufs essence, diesel ou hybride, ne sera plus autorisée sur le sol européen, conformément au souhait du Parlement européen sur la question. Une décision historique qui doit encore être validée par les ministres des États membres.

"Il faut d'autres solutions que les véhicules électriques qui coûtent les yeux de la tête. Il faut lancer quelque chose de sérieux mais pour l'instant, il n'y a rien de prévu. Si en ville on peut trouver des solutions, dans les zones rurales c'est plus compliqué, sans bus, sans train et sans taxi. Il faut une période de transition et s'adapter selon certains territoires", prévient Willy Schraen.

En attendant 2035, les automobilistes, tous sans exception, souffrent à la pompe: "Je suis à plus de 100 euros pour une Fiat 500. En un an et demi, ça a doublé", alerte Marie-Anne Soubré. "On atteint des sommets. Moi je peux payer et en plus je suis citadine, mais il y a des gens qui n'y arrivent pas", déplore-t-elle, plaidant pour arrêter de taxer autant alors que le gouvernement "récupère énormément d'argent!".

G.D.