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"La nature n'appartient pas à tout le monde": après la polémique, les explications de Willy Schraen

Le président de la Fédération nationale de la chasse, Willy Schraen, est revenu ce mardi sur RMC sur ses déclarations polémiques, ayant notamment invité les promeneurs à se promener "chez eux" pour "éviter les accidents de chasse".

Le débat existe depuis des années. Les chasseurs et les promeneurs peuvent-ils cohabiter dans les forêts françaises? Alors que plusieurs accidents de chasse ont eu lieu, la pratique est de plus en plus remise en question et notamment par certains politiques, des candidats aux législatives notamment qui souhaitent mieux encadrer la pratique de la chasse.

Sur LCP, lundi, Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs, a créé la polémique en invitant les chasseurs à se promener “chez eux”, expliquant que la nature n’appartient pas à tout le monde.

Invité dans les Grandes Gueules ce mardi, il s’est expliqué sans pour autant revenir sur ses déclarations.

“Il y a des gens qui racontent partout que la nature est à tout le monde, c’est une première erreur majeure. Dès que vous arrivez à la campagne, vous regardez les territoires autour de vous, que ce soit de la forêt, de la plaine agricole ou bien des champs, tout ça, c’est privé. Donc, à partir de là, il y a un minimum de respect pour les gens qui sont propriétaires de ces territoires. Ce que je disais, c'est que ces problèmes de voisinage, on ne les connaissait pas il y a 10 ans. Aujourd’hui il y a une forme de violence chez les gens. 'Moi, je ne suis pas chasseur, je ne veux pas que vous chassiez, je ne mange pas de viande, je ne veux pas que tu en manges'. J'ai dis que nous les chasseurs, on est chez nous on chasse et le minimum est qu'on nous respecte sur ces territoires. Et il y a des endroits publics”, explique-t-il.

"Il y a moyen de s'entendre"

Il appelle notamment à ce que tous les différents pratiquants d’activités dans la nature parviennent à s’entendre.

“Il y a des gens qui chassent, des gens qui cueillent des champignons, des gens qui se promènent, d’autres qui font du vélo… Est-ce qu’on ne peut pas simplement, plutôt que d'exacerber cette violence sur les territoires, s’accepter comme on est. Les chasseurs, ça chasse en moyenne 15 jours par an. Il y en a 365 dans une année. Vous n’allez quand même pas me dire que pour une quinzaine de jours de chasse il n’y a pas moyen de s’entendre”, appuie-t-il.

Quant aux accidents de chasse, comme celui qui avait vu une promeneuse de 25 ans tuée par une balle perdue dans le Cantal en février lors d’une battue au sanglier, Willy Schraen estime que ça peut toujours arriver, que ça reste toujours un drame, mais que c'est très rare.

Guillaume Descours