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Réparations auto: le monopole sur les pièces détachées prend fin en ce début d’année

Les garagistes français, à partir de ce début d’année 2023, ont désormais le champ libre pour vous proposer des pièces détachées de rechange, qu’elles soient issues du constructeur de votre automobile ou d’un fournisseur différent.

C’est l’un des nombreux changements de cette nouvelle année. Dans le but d’alléger la facture des automobilistes lors de leur passage par la case réparation, le gouvernement avait décidé d’introduire une mesure mettant fin au monopole sur les pièces détachées.

Concrètement, jusqu’ici, un automobiliste souhaitant faire changer une pièce détachée visible de son véhicule dans un garage, allait obligatoirement obtenir un élément construit par les grands constructeurs français, comme Stellantis (groupe PSA + Fiat-Chrysler...) ou Renault.

Cependant, la loi Climat vient mettre un petit coup de pied dans la fourmilière de ce monopole des pièces détachées visibles (phares, rétroviseurs et autres pièces de carrosserie visibles). Et c'est une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français.

Désormais, les garagistes et carrossiers pourront vous proposer des pièces détachées neuves, mais pas obligatoirement produites par le constructeur de votre voiture.

Des économies en vue pour les automobilistes?

Cette ouverture à la concurrence se décompose en deux situations différentes. La libéralisation du marché sera totale pour tout ce qui concerne les pièces de vitrage comme les pare-brises ou les vitres latérales. Dans ce cas, n’importe quel équipementier fera l'affaire. Il pourra produire votre pare-brise de marque française et vous le vendre par la suite.

Ensuite pour les rétroviseurs, les phares et les autres pièces de carrosserie, seuls les équipementiers qui ont fabriqué les pièces d’origine pour les constructeurs seront autorisés à les vendre.

Pour les automobilistes, dans un contexte économique difficile après l'arrêt de la ristourne sur les carburants, la fin de ce monopole sur les pièces détachées est synonyme d'économies, selon Yves Carra, porte-parole de l’Automobile club association.

“Même si on a de 5 à 10% de réduction ce serait déjà une bonne chose”, explique le représentant de l’association de défense des automobilistes.

Selon lui, “le prix des pièces détachées a lui aussi progressé depuis quatre ou cinq ans de près de 5 à 15% selon les constructeurs. Petit à petit, c’est une bonne chose et ça réduira la facture, et tant mieux”, assure Yves Carra.

Ces pièces de rechange moins chères devraient par ailleurs s’accompagner d’une autre bonne nouvelle… Les assurances devraient, en répercussion, revoir à la baisse le coût des sinistres à couvrir.

Romain Poisot (avec A.L.)