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Fin de ristourne à la pompe: la colère des automobilistes pas concernés par la nouvelle aide

Des pompes hors service faute de carburant dans une station-service, le 13 octobre 2022 à Paris

Des pompes hors service faute de carburant dans une station-service, le 13 octobre 2022 à Paris - Alain JOCARD © 2019 AFP

C'était annoncé, la ristourne de 10 centimes par litre de carburant à la pompe à pris fin le 1 janvier 2023. Cette mesure est remplacée par une nouvelle aide, plus ciblée. Et certains automobilistes qui ne la toucheront pas voient déjà la différence dans leur budget.

Depuis dimanche, la ristourne de 10 centimes par litre de carburant à la pompe, c’est fini. Mais une nouvelle aide étatique entre en vigueur. 100 euros versés à l'année si vous touchez moins de 14.700 euros par an. Dix millions de Français sont concernés. Problème, certains, comme les retraités, ne le sont pas. C'est donc l'heure de tout budgétiser.

Comme chaque semaine, Nicolas commerçant vient faire son plein. À peine au-dessus du Smic, il ne pourra pas bénéficier de l’aide de 100 euros. Il est exaspéré.

“45 euros pour 24 litres. J’en aurais peut-être besoin et je pense quand même que le carburant coûte trop cher. On aimerait bien profiter”, indique-t-il.

Il doit alors s’adapter. “En ce moment, pour rentrer chez moi, il faut que je prenne une trottinette de la ville”, précise-t-il.

Même son de cloche chez Christelle, commerçante à presque 2000 euros par mois, pas éligible non plus. Son plein lui revient à “80 euros, avant c'était 60 euros. Ce n'est pas une honte? Tout est calculé, on n’a pas une marge d’erreur, on ne peut plus se faire plaisir”, dénonce-t-elle.

Des économies dès que c'est possible

Dominique, mère seule avec enfant, se retrouve à faire aussi les comptes. “Je me suis autorisée des vacances dans le sud. Mais sinon je fais attention au quotidien. Je regarde tous les prix quand je fais les courses. Je fais vraiment très attention”, confie-t-elle.

Thierry retraité lui n’est pas concerné non plus par cette aide, il tente donc de se débrouiller.

“Quand je suis en ville je n'utilise plus la voiture, je privilégie les transports en commun et quand je suis sur la route, je roule moins vite”, explique-t-il.

D'autres automobilistes qui tenaient à adresser leurs vœux en personne ont finalement préféré le faire par téléphone pour souhaiter leurs vœux à leurs proches afin de s'économiser un peu de trajet et un peu d'essence.

Lola Baille avec Guillaume Descours