RMC

Aide au retour à l'emploi de victimes d'attentats: "Cela fait partie de leur reconstruction, de leur résilience"

-

- - -

Un accord a été signé vendredi entre la déléguée interministérielle à l'aide aux victimes, et le directeur général de Pôle emploi. Le but est d'accompagner les victimes d'attentat dans leurs démarches professionnelles.

Le retour à l'emploi est souvent très compliqué pour les victimes d'attentats, jeunes et dans leurs premières années de vie professionnelle. 

Le but, accompagner les victimes d'attentats dans leurs démarches professionnelles, en parallèle des prises en charge médicales et des procédures d'indemnisation en cours. Le texte prévoit notamment que des agents Pôle emploi soient formés au suivi de cette catégorie de personnes, confrontées à des situations de handicap physique ou psychologique.

"On est comme tout le monde, on est chômeur"

Avant l'attentat du Bataclan, Faustine était responsable ressources humaines d'une entreprise de sécurité depuis 6 ans: "J'ai essayé de reprendre en mi-temps thérapeutique ce qui a été très compliqué parce que je pense que j'ai repris trop tôt. On a plusieurs problèmes entre l'intérêt, la concentration et la fatigue.

Pour un retour à l'emploi moins brutal, la jeune femme de 36 ans décide de faire une formation avec Pôle Emploi: "La problématique qui se pose aujourd'hui, c'est qu'on est comme tout le monde, on est chômeur, il n'y a rien de spécifique, il n'y a déjà pas de budget pour les autres donc il n'y en a pas pour nous".

"Un enjeu pour pôle emploi"

Faciliter l'accueil des victimes et leur réinsertion, est donc l'objectif du futur dispositif national d'accompagnement.

"Cela fait partie de leur reconstruction, de leur résilience. C'est également un enjeu pour pôle emploi pour montrer qu'ils sont capables de s'adapter, de faire du sur-mesure et d'avoir du personnel qu va être formé", explique Françoise Rudetzki est la présidente de l'association SOS Attentats.

Pôle emploi pourrait aussi détacher des psychologues sociaux pour les victimes qui ne peuvent pas sortir de chez elles.

Anaïs Bouitcha (avec G.D.)