RMC

Comment les jeunes trouvent leur premier emploi

En France, 35% des jeunes à la recherche d'emploi se débrouillent sans passer par des intermédiaires.

En moyenne, chaque année, 440.000 jeunes n’ayant jamais travaillé sont à la recherche de leur premier emploi. 38 % d’entre eux sont inscrits à Pôle emploi, nous dit la Dares. Ce sont plutôt des femmes, des jeunes qui résident encore chez leurs parents, des parents qui sont généralement nés en France et qui sont dans le bas de la classe moyenne.

27 % privilégient d’autres intermédiaires de placement, publics ou privés, qui comprennent en particulier l'Apec, les missions locales (6800 lieux chargés d’informer, d’orienter et d’aider les jeunes en démarche d’insertion): il s’agit plutôt d’hommes, déjà en couple avec enfants, davantage issus de l’immigration, vivant dans des quartiers prioritaires.

35% des jeunes se débrouillent tout seul

On a la deux profils différents et presque aux deux extrêmes du spectre social : des jeunes qui habitent dans des zones très rurales, des non-diplômés. Eux souvent ne savent pas trop comment faire pour recourir aux intermédiaires de placement, ne connaissent pas très bien leur rôle.

De l’autre côté, des jeunes d’origine sociale favorisée, qui peuvent mobiliser leurs réseaux personnels et professionnels dans la recherche d’un premier emploi : le piston.

Qu’est ce qui fonctionne le mieux ?

La littérature a montré que l’accompagnement que ces intermédiaires proposent favorise nettement la sortie du chômage. Donc mieux vaut se faire accompagner.

Il y a Pôle Emploi bien sûr ou les missions locales, mais il y a aussi beaucoup de sites internet: des sites généralistes comme Indeed (qui permet de candidater directement), Jobijoba ou regionsjob (qui permettent de faire des recherches rapides par critère et par région), Météojob, si l'on cherche dans les grands groupes, PME Job, Iquesta étudiants et jeunes diplômés ou encore Welcome to the jungle, avec des recherches par tribu.

>> A LIRE AUSSI - "Vous ne maîtrisez rien": Périco Légasse charge le député LaREM Bruno Bonnel, sur la gestion de la pandémie

Emmanuel Lechypre