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"Vous ne maîtrisez rien": Périco Légasse charge le député LaREM Bruno Bonnel, sur la gestion de la pandémie

En France, le gouvernement pousse pour son pass vaccinal, tandis que d'autres pays de l'Union européenne préfèrent l'obligation pure et simple. Certaines voix s'élèvent, déplorant l'impréparation de la majorité.

Après quelques déboires, le gouvernement a passé son premier examen. Le projet de loi de pass vaccinal a été adopté par l’Assemblée nationale dans la nuit de mercredi à jeudi. Dès mardi, ce projet se frottera au Sénat, où les alliés du gouvernement sont en infériorité. Et avant son éventuelle mise en application le 15 janvier, certaines voix plaident plutôt pour la mise en place de la vaccination obligatoire, comme c’est le cas en Autriche dès 14 ans, en Italie pour les plus de 50 ans et en Grèce pour les plus de 60 ans.

En France, pas question donc pour l'instant d'obliger à la vaccination. Au grand dam de Périco Légasse: "Chaque fois que le gouvernement a pris une mesure, quatre mois avant il avait dit qu'il n'allait pas la prendre". Avant de s'en prendre ce vendredi sur le plateau d'"Estelle Midi au député de la majorité, Bruno Bonnel:

"Il aurait été plus courageux et polémique de décider le vaccin obligatoire au mois de juin dernier. Le gouvernement n’a fait que dire ‘nous n’irons pas à l’étape suivante’. Maintenant, on se rapproche du pass vaccinal", a lancé le critique gastronomique à l'attention du député du Rhône.

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"Vous avez aggravé le doute dans l’opinion publique française"

"Le gouvernement ne maîtrise rien et fait croire qu’il maîtrise. Vous ne maîtrisez rien, nous ne maîtrisons rien. Je pense aux gens dans le doute vis-à-vis du vaccin, vous avez essayé de les contraindre et vous avez aggravé le doute dans l’opinion publique française", a assuré sur RMC et RMC Story Périco Légasse, très remonté.

"Je préfère agir et réagir et corriger que de ne rien faire et faire le commentaire du match après", a répondu Bruno Bonnel. "Ce gouvernement, on peut au moins lui donner le crédit d’avoir soutenu l’économie, d’avoir trouvé des solutions pour que tout le monde puisse se faire vacciner et d’avoir, malgré les difficultés du début, trouvé des solutions sur les masques. Il vaut mieux agir dans la difficulté que ne rien faire puis prendre des mesures radicales", a-t-il ajouté.

On recensait jeudi plus de 200.000 nouvelles contaminations quotidiennes au Covid-19. Ces dernières semaines, le record du nombre de nouvelles contaminations a été plusieurs fois battu en France face à la déferlante du variant Omicron.

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G.D.