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En quoi consiste le "plein emploi" souhaité par Emmanuel Macron à l'horizon 2025?

Un mini-sommet social à Matignon ce lundi. Plusieurs organisations sont réunies autour du Premier ministre Edouard Philippe pour le lancement de la mobilisation générale pour l'emploi et les transitions écologique et numérique.

9 associations d'élus, reçues dès 9h30, puis les partenaires sociaux dès 11 heures. Sur la table, 5 grands chantiers: l'apprentissage, les offres d'emploi non-pourvues, les freins à la reprise d'emploi, les transformations territoriales et les gestes écologiques du quotidien. Pour trouver des solutions concrètes aux problèmes soulevés par la crise des "gilets jaunes".

Le gouvernement se lance, dans une vraie opération "reconquête" des corps intermédiaires. L'exécutif veut montrer que s'ouvre une nouvelle étape du quinquennat en réunissant syndicats, patronat, associations d'élus. Tous ces corps intermédiaires qui ont trop souvent le sentiment d'être des faire-valoir.

"Le plein-emploi" en France à l'horizon 2025

"Montrons que nous savons mobiliser", dit-on dans l'entourage du premier ministre. Edouard Philippe espère faire émerger des propositions concrètes sur les transports ou le pouvoir d'achat, avant le mois de septembre avec en ligne de mire l'objectif du plein emploi en 2025. En revanche, les sujets qui fâchent comme la réforme des retraites ne seront pas abordés.

Lors de sa conférence de presse jeudi 25 avril, Emmanuel Macron avait assuré vouloir atteindre 7% de chômage en 2022 et "le plein-emploi" dans notre pays à l'horizon 2025.

Le plein emploi, cet eldorado économique, qui revient comme un mantra dans la bouche des dirigeants politiques. Contrairement aux idées reçues, le plein emploi ne veut pas dire un taux de chômage à zéro. Même dans la meilleure des conjonctures, il y a toujours un petit pourcentage de demandeurs d'emploi. Les actifs entre deux contrats par exemple ou encore les jeunes diplômés à la recherche d'un premier travail.

Des exemples européens

Les économistes placent ce plancher autour de 5% de chômage structurel. En France, avec nos 8.8% de taux de chômage au 4e trimestre 2018, nous en sommes encore loin.

Mais plusieurs de nos voisins européens ont déjà atteint cet objectif : l'Allemagne est passée sous la barre des 5% de chômage, moins de 4% pour la Grande-Bretagne avec un revers de taille, moins de chômeurs, mais des travailleurs plus précaires. Et avec dans ces deux pays, une explosion des contrats courts et du taux de pauvreté.

Juliette Droz et Paul Barcelonne (avec Caroline Petit)