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Incendie à Rouen: sur les quais, l'activité des restaurateurs au ralenti

Une semaine après l’incendie de l’usine de Lubrizol, les conséquences économiques commencent à se faire ressentir.

L’activité de Lubrizol qui emploie 420 personnes sur ce site, est évidemment suspendue et 17 entreprises dans un rayon de 500 mètres de l’usine sont elles aussi impactées.

"On sent l’hydrocarbure depuis une semaine, c’est compliqué"

Et puis il y a un peu plus loin, sur les quais de la Seine, plusieurs restaurateurs. Le nuage de fumées noires a disparu mais les odeurs reviennent parfois. Ajoutez cela à la crainte d’être intoxiqué: les Rouennais ont déserté les quais.

Les restaurants sont ouverts mais la clientèle met du temps à revenir. Une très belle fin d’après-midi, et pourtant: "Quand il y a du soleil, il y a du monde. Là il y a du soleil mais il n’y a plus grand monde".

Plus grand monde sur les quais, et dans ce restaurant. Il faut dire que l’usine est juste en face, sur l’autre rive. Pierre est responsable de salle et sa semaine a été "désastreuses". "Beaucoup de réservations ont été annulées, on sent l’hydrocarbure depuis une semaine, c’est compliqué".

"C’est comme si on n’avait pas travaillé pendant une semaine mais qu’on payait quand même les charges"

Il a perdu près de la moitié de sa clientèle: "Un bon moins 40, moins 50%. C’est comme si on n’avait pas travaillé pendant une semaine mais qu’on payait quand même les charges".

Sur la terrasse, justement, ils sont les deux seuls clients. Antoine et Jonas positivent.

"Là, on n’a pas l’odeur. On veut boire un verre donc on boit un verre. C’est quand même agréable. De toute façon, étant à Rouen, on se la prend la pollution donc oui, on est inquiets mais qu’on soit ici ou n’importe où dans Rouen, le risque est le même".

Petite éclaircie dans un ciel encore très gris: cette semaine, un bateau de croisière a fait escale à Rouen. Quelques touristes seulement sur les quais car la plupart ont préféré visiter le centre-ville.

Rémi Ink (avec Caroline Petit)