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Mascottes des JO de Paris fabriquées en Chine: la réponse de Roland Lescure sur la polémique

Après le coup de gueule d’Yves Jégo sur la fabrication en Chine des mascottes des JO de Paris, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Roland Lescure, lui a répondu dans "Apolline Matin" ce mardi sur RMC et RMC Story. En cherchant à positiver.

Des mascottes pour les Jeux olympiques de Paris fabriquées à 80% en Chine et à 20% en France. C’est cette répartition qui provoque la colère de l’ancien secrétaire d’Etat Yves Jégo, fondateur du label Origine France Garantie. "Au lieu de dire 20% en France et 80% en Chine, ça aurait été bien de dire 80% en France et 20% en Chine. Ça, c’était correct, c’était un good deal. Moi, je n’ai pas envie que Marianne parle chinois", explique-t-il dans "Charles Matin" sur RMC. Serait-il vraiment possible de fabriquer les "Phryges" en France?

"Mieux que rien" selon Roland Lescure

Ministre délégué chargé de l'Industrie, Roland Lescure a répondu à Yves Jégo dans "Apolline Matin", sur RMC et RMC Story. Et il se veut réaliste, en positivant. "Moi, j’ai réuni la semaine dernière à Bercy une vingtaine d’entreprises qui relocalisent cinq objets du quotidien, des montres, des vélos, des jouets… Il y avait notamment Doudou et Compagnie qui était là. 20% (des mascottes), ce n’est pas assez mais c’est quand même mieux que rien, vont être fabriquées en France. Pour cela, ils vont accroitre la taille de leur usine en Bretagne, recruter des salariés. Je préfèrerais en faire 100%, comme Yves Jégo. C’est déjà un bon début, il faut continuer. Il faut que, pas pour les prochains JO parce que ça sera peut-être dans 100 ans, mais peut-être pour la prochaine compétition sportive, on ait des mascottes qui soient complètement made in France."

Pour Roland Lescure, fabriquer en Chine permet de proposer un prix moins élevé pour les consommateurs. "Vous vendez un doudou à 50 euros et les gens vous disent qu’ils ne peuvent pas se payer la phryge, explique le ministre de l’Industrie à propos d’une fabrication en France. Gouverner, c’est choisir, ce n’est pas simple. Moi, mon combat, c’est de relocaliser notamment des objets du quotidien."

Et il s’appuie sur l’exemple de la production de vélos. "Pour les mascottes, on a coupé la poire en deux. Je n’étais pas dans le jury qui a donné ce contrat. Mais je comprends qu’avoir une entreprise française qui relocalise une partie de sa production. On vend 2,8 millions de vélos en France, il n’y en a que 800.000 qui sont faits en France. Notre objectif, c’est d’en faire 1 million. Je préfèrerais en faire 2,8 millions mais déjà, commençons par 1 million."

LP