RMC

Militants de la CGT pris à partie le 1er-Mai: ce que l'on sait

-

- - Mychele Daniau - AFP

Ultra-gauche ou ultra-droite? Les autorités sont à la recherche des auteurs de violences contre des militants de la CGT samedi lors de la manifestation du 1er-Mai.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris dimanche pour "violences volontaires" et "dégradations" suite à la prise à partie samedi en fin de manifestation du 1er-Mai dans la capitale, de militants de la CGT. Des fourgons du syndicat ont été attaqués en fin de cortège, cibles de jet de pierres et de bouteilles, et un tag "CGT collabo" a été inscrit sur la carrosserie d'un des véhicules. La CGT indique avoir recensé 21 blessés dont 4 graves. Le syndicat a précisé dimanche que tous les militants étaient sortis de l'hôpital.

"Il y a eu des blessures graves, des coups" même "un produit corrosif" jeté au visage d’un manifestant raconte Benjamin Amar, un militant de la CGT. Il ne décolère pas et suspecte déjà l’ultra droite après avoir entendu selon lui des insultes "racistes, sexistes et homophobes", au moment de l’attaque.

Un changement de stratégie de l'encadrement des manifestations?

D'autres témoins, parlent plutôt de militants d'ultra gauche, dont certains auraient inscrit le mot "collabo" sur un camion du syndicat. L’hypothèse serait que certains militants gênés par le service d’ordre de la CGT auraient décidé de s’en prendre à eux.

L’enquête va essayer de déterminer le mobile de cet affrontement mais surtout de retrouver les auteurs. Une enquête qui risque d’être longue et compliquée, prédisent à RMC des sources policières. La direction de la CGT doit se réunir ce lundi, avec les blessés notamment, pour savoir quelles suites donner à cette affaire, sur le plan judiciaire mais peut être aussi sur l’encadrement de leur manifestation.

>> A LIRE AUSSI - "On dénonce un scandale d'Etat": la CGT alerte sur le nombre de soignants contaminés par le coronavirus

Maxime Brandstaetter (avec Guillaume Dussourt)