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Saint-Gobain: l'inquiétude des syndicats et des élus, après l'entrée au capital d'un investisseur chinois

Les salariés de Saint-Gobain à Pont-à-Mousson sont inquiets, face à une éventuelle entrée au capital d'un groupe chinois, Xin-Xing, numéro 2 mondial du secteur. Deux craintes principales: la suppression des emplois, et que les chinois mettent la main sur les quelques 1.500 brevets de fabrication.

Pas de fermeture mais une entrée au capital qui interroge et inquiète. A Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle, le groupe Saint-Gobain a réuni ce mardi matin un comité central extraordinaire dans un contexte de tension autour de l'ouverture du capital à un groupe chinois.

La perte d'un savoir-faire

Le PDG de Saint-Gobain évoque la nécessité de redresser la rentabilité mais syndicats et élus redoutent des suppressions d'emplois et surtout la perte d'un savoir-faire.

L’usine abrite les derniers hauts-fourneaux lorrains, est notamment célèbre pour sa production de bouches d’égout vendues partout dans le monde et ses canalisations, qui permet le transport d'eau potable.

"Il faut rechercher des solutions alternatives à ce rachat par l’opérateur chinois"

C'est l'actionnaire qui mènera les négociations. Mais il faut trouver une solution souveraine, franco européenne, protéger cette marque mondiale et ce savoir-faire français, selon Dominique Potier, député PS de Meurthe-et-Moselle.

"Il faut rechercher des solutions alternatives à ce rachat par l’opérateur chinois. Comment on pourra expliquer à nos enfants que, pour une opération boursière et financière, l’Europe ait abandonné son savoir-faire en matière de transport de l’eau potable. On va essayer d’influencer ce propriétaire. Ce propriétaire il a besoin de bonnes relations avec l’Etat français et il a besoin aussi d’avoir une bonne image. Il a une bonne image aujourd'hui donc il faut qu’il la conserve".
Rémy Ink (avec Caroline Petit)