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Suppression de postes à General Electric: l'Etat pourrait "abonder" jusqu'à 50 millions d'euros

Le géant américain General Electric a confirmé qu'il envisage de supprimer 1.050 postes en France. Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État à l’Économie, était l'invitée de RMC ce mercredi et explique que le gouvernement est prêt à mettre la main à la poche.

Le choc pour les salariés de General Electric en France: le géant américain confirme envisager la suppression de près de 1.050 postes en France, en grande majorité à Belfort.

Emmanuel Macron a expliqué mardi soir que "les engagements qui avaient été pris par General Electric devront être tenus". Car l'industriel avait promis, après son rachat en 2015 de la branche énergie d'Alstom, de créer un millier d'emplois nets en France. 

"On fera pression au delà de ces 50 millions"

Invitée de RMC, la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher a indiqué attendre que General Electric soit "exemplaire" à Belfort, indiquant qu'il s'agit d'une "situation très dure pour les salariés et on est à leurs côtés", et explique que l'Etat est prêt à mettre la main à la poche jusqu'à 50 millions d'euros d'investissements.

Alors, quelles solutions pour éviter le pire? "Il faut remettre de la charge dans l'usine car la main d'œuvre est bien formée" explique Agnès Pannier-Runacher face à Jean-Jacques Bourdin, qui discutait également avec le maire de Belfort par téléphone en direct.

"Si on a des bons projets il faut être capable d'aller jusque à ces 50 millions d'euros"

"Il faut faire venir à Belfort des activités industrielles et reclasser les salariés. Il est possible d'abonder jusqu'à 50 millions d'euros, autant que General Electric, sur le principe d'un euro d'argent privé investi, un euro d'argent. Ils avaient prévus de créer 1.000 emplois ou d'abonder le fond de 50 millions d'euros. (...) Et on fera pression au delà de ces 50 millions" a-t-elle expliqué. Avant de préciser que le géant américain s'était "engagé à investir 3 milliards en France et il l'a fait".

La secrétaire d'Etat précise que GE a déjà réglé ces 50 millions d'euros de "pénalité" pour ne pas avoir créer les 1.000 emplois et conditionne l'investissement supplémentaire de l'Etat : "Ca va dépendre des besoins des projets. Si on a des bons projets il faut être capable d'aller jusque-là car on créé de l'activité, de l'emploi et c'est vers ça qu'on veut aller."

Bourdin direct