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Elections territoriales en Corse: "L'indépendance est une utopie"

Alors que la liste nationaliste a failli l'emporter dès le premier tour des élections territoriales corses, les habitants ne croient pas encore à l'indépendance de l'île.

Score historique pour les indépendantistes et autonomistes corses. La liste conduite par Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni est arrivée largement en tête avec 45,36% des voix au premier tour de l’élection de la nouvelle assemblée territoriale unique de Corse, qui remplacera les Conseils départementaux et l’ancienne assemblée en janvier 2018.

"Nous ne demandons pas l'indépendance"

Si la question de l'indépendance était en toile de fond de ce scrutin, en raison notamment des récents événements en Catalogne, Gilles Simeoni a tenu à rappeler qu'elle n'était pas considérée par son parti Pè a Corsica à l'heure actuelle:

“Nous ne demandons pas l’indépendance. (...) Nous demandons une autonomie de plein droit et de plein exercice, et nous demandons également la construction dans le cadre d’un dialogue avec Paris, le gouvernement et l’Etat, d’une véritable solution politique”.

"Les Corses pour le moment ne sont pas indépendantistes"

Certains indépendantistes, comme Alain, souhaiteraient pourtant aller plus loin qu'une simple autonomie:

“Je suis indépendantiste donc pour moi le but est l’indépendance. Mais les Corses pour le moment ne sont pas indépendantistes, c’est à nous de les convaincre", reconnait-il.

Pour d'autres militants, comme Jean-Marie, l'indépendance de l'île de beauté semble toutefois impossible à atteindre. 

“A mon avis l’indépendance est une utopie. Honnêtement, même si on l’a veut, c’est impossible. Matériellement parlant, c’est impossible", regrette-t-il.

Les nationalistes espèrent poser le sujet de l'indépendance sur la table dans les dix années à venir. Le second tour des élections territoriales est prévu dimanche 10 décembre. 

Lionel Dian avec Céline Penicaud