RMC

"Il ne parle pas, ne mange pas": le père du petit garçon renversé par le chauffard de Lorient témoigne

Enis Arslan, le père du petit Samet, blessé grièvement dans l’accident, s’est longuement exprimé jeudi lors d'une conférence de presse à Lorient.

Dans sa décision, rendue vendredi matin, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes a ordonné "la mise en liberté de la passagère et son placement sous contrôle judiciaire strict comportant notamment l'interdiction d'entrer en contact avec Kylian L", le conducteur du véhicule.

En détention depuis le 14 juin, la jeune femme de 21 ans est mise en examen pour "non assistance à mineurs de moins de 15 ans en danger" et risque jusqu'à 7 ans de prison. En attendant que l'enquête se poursuive, la jeune femme demandait à sortir de prison. 

Face à cette décision, l'avocat des familles s'est dit "surpris": "Nous prenons acte, cette décision me surprend, les familles sont plus que meurtries, elles ont l'impression qu'on leur a retiré une deuxième fois leur enfant", a réagi Me Philippe Courtois.

Jeudi soir, à l'issue de l'audience de la passagère devant la justice, Enis Arslan, le père du petit Samet, blessé grièvement dans l’accident, s’est longuement exprimé lors d'une conférence de presse à Lorient. Encore très affecté, il tient d'abord à donner des nouvelles de son fils de 7 ans: "Il souffre beaucoup, c'est malheureux. Il n'est pas bien, il ne mange pas, il ne parle pas".

"Qu'il redevienne comme avant"

Après plus d'une dizaine de jours plongé dans un coma artificiel et plusieurs opérations le petit de 7 ans va mieux. Mais son état reste grave, explique son papa aidé par le porte parole de la famille:

"Son fils, certes est sorti du coma, mais a encore beaucoup de temps devant lui pour que ça aille vraiment bien. Il commence à reconnaître ses parents. Aujourd'hui, ils veulent que leur fils puisse remarcher, redevenir comme avant".

Les médecins parlent de 2 ans de rééducation intensive. Sur le volet judiciaire, les parents de Samet espèrent une sanction exemplaires pour le chauffard et sa passagère. A ce jour, le chauffard et la passagère n'ont eu aucun mot pour les victimes et leurs parents déplore la famille.

Jean-Baptiste Bourgeon